Les nonistes scient la branche sur laquelle ils sont assis en refusant un Traité qui apporte plus de pouvoir au Parlement européen et aux citoyens, le tout en invoquant "la volonté du peuple".
Outre le côté un peu "Ubu" de ces individus (2+2, ca fait 4 mais nononon si je te dis que ca fait 5² donc comme ca fait 5² alors il faut voter non), il faut le rapprocher des objectifs politiques des courants qui les nourrissent.
Le courant d’extrême-gauche ne préfère rien d’autre qu’une bonne "guerre sociale" avec de gens paupérisés et très en colère. Leur intérêt est donc que l’économie se casse la gueule pour qu’ils puissent arriver au pouvoir. Dès lors on comprend mieux leur intérêt à torpiller l’Union Européenne, afin que la crise économique s’installe en France, et que les gens se révoltent. Une UE prospère et démocratique serait une catastrophe pour eux.
Le courant d’extrême-droite et ceux qui s’y rattachent (souverainistes et autres) se nourrit de la peur des autres, des "étrangers". Tout ce qui peut promouvoir une vie commune dans le respect et la démocratie, toute réussite du dialogue et de la modération est une défaite pour eux. Une Union Européenne qui réussit, respectueuse des identités mais les réunissant autour d’un projet politique commun, est un danger considérable pour leur idées. Comment voulez-vous prêcher la haine des autres dans un espace de respect mutuel et de réussite économique ?
Alors il faut savoir qui l’on sert, et les valeurs que l’on défend.
Très clairement, et tout le monde l’a compris ici, je me range avec fierté et sans équivoque, du côté des démocrates responsables, modérés qui soutiennent ce magnifique projet que nous ont légués nos parents.
C’est à nous de le réussir enfin, en construisant une véritable Europe sociale et politique, qui viendra compenser les excès du marché.
Une économie forte, dynamique et ambitieuse ne peut à elle seule résumer l’idéal européen. Rien ne pourra se faire sans elle, mais si elle ne s’accompagne pas d’un véritable contrat social et politique, elle sera un jour rejetée. Ce contrat social et politique est en marche, petit à petit. Il faut juste avoir la patience de voir les choses évoluer lentement, et l’humilité de savoir que nous ne faisons pas cela pour nous, mais pour nos enfants et petits enfants.