Ainsi que l’a fait remarquer ailleurs Philippe Renève, toutes les interventions de Roland Verhille sont construites sur le même modèle, à savoir un constat destiné à recueillir l’approbation des lecteurs, souvent un diagnostic que je qualifierai d’opposition à l’interventionnisme de de l’Etat, pour conclure régulièrement par le sempiternel mantra libéral : "il y a trop d’Etat".
Il ne faut pas confondre trop d’impôts avec trop d’Etat. Ce leitmotiv du trop d’Etat est la traduction libérale de ce que le gratuit est l’ennemi du profit et réciproquement. Michel Rocard disait un jour à la radio, que "l’interventionnisme de droite pratique la redistribution à l’envers", je préciserai pour ma part qu’il pratique une redistribution ’pâté d’alouette’ : une demie alouette pour les pauvres, un demi cochon pour les riches, cf. le paquet fiscal.
Les intégrismes de tous bord sont générateurs de peurs. La peur du chômage est concomitante de la déréglementation libérale.