Lequotidien britannique The Times avait révélé samedi que M. Sarkozy devait annoncer au Premier ministre britannique Gordon Brown, au cours de ce séjour, sa décision d’envoyer un millier de soldats français supplémentaires en territoire afghan, portant leurs effectifs à 2.500 hommes.
Des sources françaises avaient confirmé cette possibilité, évaluant elles aussi ces renforts à un bataillon d’un millier d’hommes, accompagné d’un "petit paquet" de 100 à 200 hommes des forces spéciales.
Le COS n’enverra pas un nouveau détachement, même si l’hypothèse a été sérieusement étudiée. Les forces spéciales ont été présentes en Afghanistan de la mi-2003 à la fin 2006, dans le cadre de l’opération Arès. "Les forces spéciales doivent être employées dans des opérations spéciales", explique un responsable militaire. Or, la mission confiée aux Français s’apparentera à du "contrôle de zone" dans un secteur difficile. Un travail pour l’infanterie légère. Les leçons de Spin Boldak (où avait été engagé le COS) semblent avoir été tirées. En revanche, le COS poursuivra sa participation à la formation des forces spéciales afghanes.
Il faut des hommes sur le terrain, comme nous le souligne Pascal (pas le philosophe) : Pascal : À l’affût sous les arbres, ils auraient eu leur chance. Seulement de nos jours, il y a de moins en moins de techniciens pour le combat à pied. L’esprit fantassin n’existe plus. C’est un tort. Souvenez-vous de la défaîtes de Russes, pas de maîtrise du sol sans maîtrise des airs !Comme le souligne morice dans ses articles !
Petit rappel de barêmes : En 1986 Mohammed Nadjibullah remplace Babrak Karmal à la tête de l’État afghan et veut négocier avec les rebelles en suivant un processus de réconciliation nationale sur le principe d’une Perestroïka afghane. Les soviétiques envoient des raids d’hélicoptères MI-24 Hind et des chasseurs bombardiers vers les places fortes afghanes, les Spetsnazs subissant de lourdes pertes au sol. En 1986 les moudjahiddin commencent à recevoir des missiles sol-air FIM-92 Stinger, ce qui contraint les russes à perdre le contrôle du ciel, bouleversant l’équilibre des forces. En février 1988, Mikhaïl Gorbatchev décide de retirer les troupes, appuyé par la trêve négociée avec Ahmed Chah Massoud.