Une véritable alliance PS-Modem est et restera une illusion, tant que le PS ne se sera pas scindé entre son aile anti-européenne et son aile progressiste.
Mais en dehors des questions "tarte-à-la-crème" de Ségolène Royal, je trouve l’évolution de la situation politique assez défavorable au Modem. Un bon gros paquet de militants commencent à comprendre que la stratégie décidée par Bayrou et de Sarnez mène droit dans le mur.
Malgré la lettre à mourir de rire envoyée par de Sarnez aux militants parisiens, malgré les dénégations soviétiques de Modemolâtres, les municipales et les cantonales ont été un défaite cinglante, un revers terrible pour le Modem.
Il n’est d’ailleurs pas étonnant de voir que cette "lettre ouverte" intervient juste après cette débâcle. Elle est d’ailleurs à mettre en parallèle avec l’offensive de Quitterie-Delmas contre de Sarnez, la prise de distance de Mercier, et la demande de convocation du bureau exécutif de l’UDF par Arthuis et les autres sénateurs centristes.
J’avais peut-être tort - l’avenir le dira - dans ma prévision de fin du Modem en 2012, lorsque Bayrou se prendra une claque monumentale à la présidentielle. Les prochaines élections intermédiaires se chargeront peut-être de l’éliminer avant. Et ce ne sera pas plus mal.
Au plus vite Bayrou sera hors circuit, au plus vite on pourra reconstruire le centre, afin qu’il puisse à nouveau peser sur la politique française.