Dans une autre file de discussion je faisais préciser :
Le créationisme que je connaisse, musulman en l’occurence, ne s’oppose pas avec la science. Ce créationisme là n’appartient pas au domaine spirituel mais bel et bien au domaine scientifique. Il se soucie non pas d’affaires religieuses ou spirituelles, mais plutôt tente de comprendre sous le prisme de la science ce que que pourraient être l’origine de l’existant et de la création. Que la réponse aboutisse vers une origine divine cela n’entend pas que la démarche soit spirituelle ni concordiste non plus.
Non, je ne nie pas qu’il y ait eut évolution, ou qu’il y ait évolution.
Il faudrait par contre définir ce que l’on entendrait par le concept et le processus dits "évolution".
La vision darwiniste de l’évolution je n’y adhère absolument pas. Nous ne sommes pas issus d’un être unicellulaire, ni nos ancêtres ne furent des singes, ni les animeaux terrestres n’ont pour ancêtre un "poisson". La science est incapable de prouver ces théories darwinistes fumeuses.
Nous sommes génétiquement évolutifs, oui, absolument d’accord. La sélection naturelle se fait au fond de nous-mêmes entre allèles dominants et allèles récessifs, oui, encore absolument d’accord. L’acclimatation ou le défaut d’acclimatation peut entrainer la disparition ou favoriser la maintenance de groupes ayant des allèles différents, oui, aucune objection.
Mais dire que les espèces vivantes remontent à l’origine à une seule souche, et eurent traversé plusieurs ponts, là je ne suis absolument pas d’accord. Rien, absolument rien ne démontre cela, ni la science ni les fouilles archéologiques. Aucune espèce intermédiaire n’a jamais été découverte. De plus, la génétique est en totale opposition avec le darwinisme pur et dur (y a pas de darwinisme soft quand même).
Quant au concept de mutation, il reste dans les esprits de certains assez flou.
Les mutations lentes, à très très longs termes, ne sont que les expressions de l’installation d’un allèle au détriment des différents autres allèles différents, soit pour des raisons sociales (consanguinité), génétique (dominance accrue d’un allèle), variations proprement environnementales avantageant un allèle par rapport à un autre (sans que n’entre en jeu la dominance génétique entre allèles), pour ce dernier cas l’exemple de la Girafe fourni par Tafazzoli est très très parlant : si les girafes ont un long cou, ce n’est pas parce que leur cou s’est allongé pour attraper les feuilles, mais parce que les girafes plus petites n’arrivaient pas à attraper les feuilles et ont donc été éliminées peu à peu.
Les mutations soudaines ne sont que de purs accidents génétiques, elles sont rares, ne peuvent jamais devenir permanentes, et ne favorisent jamais les individus qui en souffrent : ceux-ci se trouvent soit condamné à une mort biologique naturelle (la mutation s’avère souvent un handicape entravant la surviebiologique et naturelle de l’animal) soit à une mort génétique (car ceux-ci ne sont jamais pris pour partenaires sexuels).