@ Eric,
Je rejoins tout à fait votre thèse, comme dans vos précédents articles ; du moment où on a entrevu que l’enfant pouvait avoir un intérêt publicitaire - comme en témoignagne déjà Zola dans "Au bonheur des dames", où les petits se voient offrir des ballons rouges à l’enseigne du magasin, et deviennent donc des bébés-sandwiches - le commerce n’a eu de cesse d’en faire un prescripteur, puis un consommateur. Comme les notions antiques d’autorité, de hiérarchie et de répression - associées au Père - ont subi ensuite un discrédit dont elles ne risquent pas de se relever tout de suite, le commerce fondé sur le désir à l’état pur a décollé comme une fusée. Par la force des choses, l’Instruction Publique, trop austère, les "maîtres" trop sévères et même les instituteurs ( trop quoi ? trop ringards ? pas cool ? ) ont évolué de sorte que l’Ecole, sanctuaire vieillot et respectable* , est devenue un "lieu de communication", amplement ouvert sur "la vraie vie". On s’étonne ensuite que le commerce s’y engouffre sans vergogne, http://ecolesdifferentes.free.fr/GBSPONSORS.htm
http://impassesud.joueb.com/news/usa-l-ecole-publique-au-service-de-la-consommation
et on déplore que la violence y sévisse...
* les cours n’étaient pas goudronnée, il y avait de vrais marronniers, aucun distributeur automatique de quoi que ce soit, ni de dispositif ludique peint de couleurs vives... la préhistoire, quoi.