bonsoir asinus :
Mais ’frapper les esprits’ comme vous dites c’était de facto perpétrer un génocide. Aucune cause, religieuse, politique, nationale, ne justifie cela. Et je dis pareil des bolcheviks en 1917. Même si, effectivement, il s’agissait de rendre impossible tout retour en arrière.
Quant au fait de savoir s’il y avait ’trahison’ - après tout, les coalisés n’avaient pas de revendication territoriale sur la France, mais réagissaient à l’installation d’un gouvernement révolutionnaire qui pouvait les menacer (l’Histoire leur a donné raison, avec l’expansionnisme bonapartiste). A mes yeux, la république n’était pas la France - celle-ci, charnelle, éternelle, millénaire, n’étais pas représentée dans sa profondeur par une idéologie politique qui s’était installée aux commandes par le sang. Alors choisir le Roi même en s’alliant avec l’étranger n’était pas trahir - au contraire - mais rester fidèle.
En tout cas, voilà ce que je pense - je ne nie pas que ma perception de ces événements est assez proche de celle de Jean Raspail, pour ne citer que lui. Et j’admets parfaitement qu’on puisse penser différemment - et même le contraire. J’ai de très bons amis qui se disent jacobins. Après tout, c’était il y a plus de deux siècles...