Excellent article, vraiment.
Un must devrais-je dire.
Il n’y a pas de scoop à constater que nos politiciens ne sont que des carrièristes en force. Si à droite il n’y a pas de place, alors on se place à gauche, peu importe le fond.
La politique est un marché comme un autre, voilà ce qu’ils ont appris à l’ENA.
L’ENA étant l’école la plus contre-productive jamais imaginée, aussi illogique que le concours d’administrateur externe alloué à des jeunes de 23 ans...
Comment, et ce malgré toutes les capacités du meilleur des hommes (ou femme), croire qu’il est possible de diriger un service, un état sans avoir fait du terrain, au moins un temps.
Il est purement impossible de parler de ce que l’on ne connait que par les récits d’autres. Le terrain il n’y a que ça de vrai...
Que connaissent Galouzeau, Royal, Sarkozy et consors du terrain ? Au mieux les récits des lobbies locaux, au pire une vague idée lointaine de ce qu’ils croient être la réalité.
Ce système est à bout car les mécanismes dont il est constitué amène ce type de personnes à verrouiller la politique de l’intérieur. Et surtout ne pas s’opposer à la machine ! Il suffit de prendre contacte avec le PS ou l’UMP pour comprendre : ici, pas de place pour les idées, seul le positionnement politique compte, même s’il bloque tout, quoiqu’il en coûte pour la nation.
Alors droite ou gauche, même combat oui, et à la limite peu importe puisque ce sont les HOMMES (individus) qui comptent. Le problème, c’est que ces hommes sont asujettis à la machine et ne pensent plus par eux mêmes depuis longtemps.
Il ne me semble donc pas incohérent, qu’à terme, on renverse la table politique. Cela ne signifie pas révolution mais « Changement », et apparemment cela fait peur car cela remet en cause les règles qui font que certains ont le droit de parole et d’autres non.
Voilà ce qui doit changer, voilà ce que Bourdieu doit penser, j’en suis certain...