@ Armelle
Votre commentaire n’est pas très charitable.
La phrase que vous citez, sans dire son origine exacte (un discours officiel ? ça y ressemble...), essaie d’opposer patriotisme et nationalisme. Disons, pour éviter de parler à mon tour de confusion, que c’est au minimum du syncrétisme.
Je suis d’accord avec la nuance affective que vous donnez au patriotisme par rapport au nationalisme. La "patrie charnelle", n’exagérons pas tout de même. Le plus beau moment aux morts, que je connaisse, évoque la douleur charnelle des familles précisément et la statue n’a rien de patriotique (Fouesnant - la photo ne met malheureusement pas très bien en valeur la qualité de l’oeuvre du sculpteur à mon avis). Le problème, c’est que la propagande use davantage des affects que des arguments.
Il me semble que l’approche de cette question est forcément assez différente dans un pays à culture universaliste comme la France et un pays à culture communautariste comme les Etats-Unis. Malgré l’agacement que l’on peut avoir pour l’invocation à tort et travers de "our Great Nation", notamment par le Président Bush ces dernières années, les anglo-saxons, les celtes et leurs héritiers placent le lien de solidarité communautaire avant toute idéologie et je concède volontiers un peu d’indulgence pour ce patriotisme. Pour la France, la distance entre le patriotisme et l’idéologie nationale républicaine est à peu près nulle. Il ne faut pas s’étonner de son rejet dans un contexte où les institutions nationales étatiques s’affaiblissent.
Je confirme mon grand désaccord avec votre article parce qu’il porte à mon avis une vision idéologique, et mensongère de notre Histoire. Nous ne sommes obligées d’être d’accord, c’est ça la démocratie. Mais je dois tout de même ajouter que j’ai moyennement apprécié votre dernier paragraphe qui peut être pris pour une insinuation, une mise en soupçon de "sectarisme" : j’essaie de dire pourquoi je suis en désaccord avec vous et en l’occurrence radicalement. L’idéal démocratique, l’esprit même d’Agoravox me semble-t-il, est d’inviter chacun à en faire autant.