Il est marrant cet article. Je ne sais pas à quel degré le prendre, je ne trouve pas une phrase avec laquelle je sois d’accord, certaines associations m’inspirent un vague dégoût, mais je le trouve au final stimulant. Un peu comme un film porno. Une espèce de pornographie pour les neurones. Bon allez, en vrac
De quelle morale parle-t-on ? Parce qu’il me semble bien que la morale, c’est l’ensemble des valeurs et règles de conduite qui définissent la norme des comportements dans une société. Elle évolue de concert avec la société. Elle fait partie de sa culture, et de ce fait s’imprime inconsciemment chez ses nouveaux membres. C’est un phénomène collectif. On ne peut pas l’assassiner.
Il n’y a jamais eu de lien entre dette et culpabilité : c’était entre usure et culpabilité, n’inversons pas les rôles. La dette n’est structurelle que dans la mesure ou l’accepte. Et on sait bien qu’il y a deux manières de s’endetter : pour investir ou pour consommer. Sauf pour pallier un aléa temporaire, la seconde n’est pas recommandée, et personne n’y est astreint ; y recourir, directement ou par gouvernement interposé (budget de fonctionnement pour maintenir le pouvoir d’achat), relève de la responsabilité personnelle du consommateur et de l’électeur. L’élu, responsable mais non coupable, n’est il pas en effet simplement en charge d’exécuter la volonté populaire (bon, allez, non, c’est pour rire. Mais quand même...) ?
Ce ne sont pas les produits dérivés et les hedge funds qui ont ringardisé les règles prudentielles, mais bien des individus, Alan Greenspan en tête, en refusant d’assortir leur développement des outils de contrôle appropriés.
Quand la bourse monte, tout le monde est intelligent et il est de bon ton de se goinfrer. C’est quand elle se casse la figure qu’on crie au loup. Mais chacun sait bien qu’on ne peut pas espérer un rendement continu à deux chiffres dans une croissance à 3% sans qu’un tiers paie la différence ou que le système se casse la figure.
Tout cela pour dire que je trouve un peu osé de faire endosser aux pauvres sciences économiques la somme des pêchés de convoitise, rapacité et irresponsabilité des individus.
Ceci dit les gens seraient peut-être plus raisonnables si certains écarts n’étaient pas si criants. Mais c’est une autre histoire.