@ davideo
Je comprends bien qu’il soit difficile d’approfondir mais quand même. J’ai donné un ou deux exemples. Je reviens sur l’un d’eux qui me tient à cœur : celui de l’aménagement des quartiers qui entourent le Parc de la Villette. Je passe sur les îlots concentrationnaires qu’on a construits sur le boulevard Ney (face à l’Office qui sert à l’enregistrement des immigrés et à une foultitude de dépôts qui marquent l’esprit de « zone » à l’intérieur du gai Paris... Et dire que les abords du quai de l’Allier et du quai du Lot auraient pu servir e cadre privilégié à des programmes de logements de qualité.
Pour en revenir à l’espace compris entre la porte de la Villette et la Porte de Pantin (et pourquoi pas jusqu’à la Porte des Lilas) enfouir le périf permettrait de libérer une surface aujourd’hui dévalorisée. Annexer Aubervilliers, Pantin et le Pré Saint-Gervais serait un signe fort donné à la banlieue, tant au plan politique, qu’économique et culturel.
De même que l’implantation du grand Stade à Saint-Denis a permis de revaloriser une ville souvent présentée comme un repaire de petits truands, il faut quand même avoir le courage que c’est une décision d’un gouvernement conservateur qui l’a imposée, quand la gauche-bobo avait choisi Melun-sénart... à 80 km de Paris. Juste pour faire plaisir à quelques élus locaux.
L’aménagement autour des grandes villes doit pouvoir aussi se concevoir en « tache d’huile ». C’est-à-dire en réglant les problèmes en partant d’un point à un autre, au fur et à mesure qu’on les rencontre. Bien sûr, il peut y avoir de la casse... Mais que se passe-t-il aujourd’hui ? Les blessures sont partout... et aucune solution ne pointe le bout de son nez à l’horizon. Seuls Castro et Fabius osent parler d’urbanisme... Ils le font intelligemment et qui prête à débat. Alors, parce que tout le monde se sent dépassé par ce débat, tous les bien-pensants préfèrent les borcarder.
Patrick Adam