l’Enfoiré,
"Qu’il y ait lobbying pour l’anglais, il n’y a pas de doute. Un lobbying pour l’Esperanto n’existerait-il pas ?"
Bien sûr, d’ailleurs les lobbyistes en tout genre se défendent en disant que c’est le fonctionnement naturel de la société, chaque groupe défendant son idée, avec plus ou moins de moyens... Le problème n’est pas l’énorme pression en faveur de l’anglais ni la minuscule revendication en faveur de l’espéranto, mais l’hypocrisie de l’UE qui refuse d’avouer que l’UE est devenue anglophone (hormis pour l’instant le juridique), qui refuse tout débat à ce sujet dans les médias ou au parlement. C’’est-à-dire qu’on nous conduit au tout-anglais dans l’UE dans le déni de toute démocratie, ne serait-ce que représentative par nos élus. Et nos propres journaux et télés s’autocensurent eux aussi sur la question linguistique... C’est ce silence qui est choquant, pas le fait que le British Council investisse des fortunes pour soutenir et diffuser l’anglais dans le monde, ils auraient tort de se gêner.