Affublé des sobriquets tels que « le p’tit gris », « la chouette illuminée », il restera de son passage qu’il a agit en bon petit soldat de l’Europe. Il lui est reproché une attitude à la fois trop servile et trop zelée dans l’ouverture des privatisations (une véritable hécatombe), ambivalence de cette gauche qui a perdue sa véritable identité à cette époque. En clair, trop compétent !
Sceptiques ? Il suffit de jeter un oeil sur le bilan.
Le CIC a été racheté par le Crédit mutuel. Le GAN ? Cédé à Groupama. Les AGF ? Tombées dans le giron de l’allemand Allianz. L’équipe au pouvoir a aussi ouvert le capital de mastodontes - des vaches sacrées ! - comme France Télécom, Aerospatiale, Thomson-CSF et son cousin Thomson Multimédia. Dans la foulée, l’Etat s’est débarrassé de ses reliquats dans Usinor, Elf Aquitaine, Pechiney et Total. Et ce n’est pas fini ! Le délestage de la Caisse nationale de prévoyance (CNP) et de la Société marseillaise de crédit, l’ouverture du capital d’Air France et la poursuite de celle de France Télécom. Et puis encore deux plats de résistance : la cession, pour le moins mouvementée, du Crédit foncier de France (CFF) et le lancement de la première étape de privatisation du Crédit lyonnais et j’en oublie !
Cela mis à part, il faut savoir se retirer définitivement !
adieu l’ami, je t’aimais bien…
adieu l’ami..je t’aimais bien tu sais…