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Commentaire de Ecométa

sur Arrêtons de faire un déni de grossesse et faisons face à la naissance du neuromonde


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Ecométa Ecométa 12 février 2009 11:30

« Le moteur ce sont les entreprises »



Pour moi, ce ne sont pas les entreprises qui doivent faire le monde, surtout pas celles internationales, sans foi ni lois, ni d’ailleurs les TPE, PME, PMI, qui, pourtant, représentent nettement plus le tissu économique, la force d’emploi, que les multinationales ; ce sont les Etats-Nations, les Etat Société, par des politique économiques qui doivent faire le monde des humains ! Certainement pas les économistes, l’économisme… l’économie pour l’économie : l’économie pure !



Qu’est-ce réellement qu’une entreprise ? Une entité singulière, isolée, qui ferait ce qu’elle veut, comme elle veut et quand elle le veut ? Non, ce n’est pas acceptable !

 

Il y a plusieurs définitions possibles, des définitions fonction de la valeur d’usage qui est faite de l’entreprise, des différentes valeurs d’usages que peuvent avoir l’entreprise : financière, productiviste, libre échangiste, voire affairiste ! Pour moi la valeur d’usage la plus importante n’est pas celle de « moyen », de moyen de faire, ou encore de parvenir, mais celle de « finalité » : une finalité économique sociétale ; je définirai donc l’entreprise de ce point de vue économique global finaliste !

 

J’ai une approche écosystémique de l’entreprise car elle évolue dans un contexte qui forcément l’influence et quelle influence ; encore faut-il que les choses soient profitables aux deux… qu’elles progresse de concert et non l’une contre l’autre : de manière crisique ! Le problème actuel est que les entreprises, ceci, par le bais de l’économisme, doctrine positiviste, de l’économie pour l’économie, à laquelle nous sommes revenus depuis une bonne trentaine d’années (les trente piteuses) ; le problème est que les entreprises usent et abusent les sociétés car les méthodes de management sont généralement assez agressive et donc violentes !

 

Une entreprise s’inscrit dans un contexte sociétal (politique, économique et social), dans un projet qui la dépasse ! Il conviendrait donc de ne pas oublier qu’une entreprise est avant tout une entité économique : un « agent économique », certes particulier car axé surtout sur la production de produit ou de service (en fait toujours de service, car, au bout du compte, tout produit rend service). N’en déplaise à certains, mais économiquement l’entreprise n’est pas le système principal : c’est un sous-système au service de la société et non d’elle-même : exclusivement d’elle-même ! 

 

Je connais également très bien le monde de l’entreprise, je les ai pratiquées, des plus petites aux plus grande, en passant par les organismes financiers. Je connais le mangement, et, assez généralement, les problèmes des entreprises viennent essentiellement du mangement qui n’est pas réellement à l’écoute des difficultés ! Assez généralement, et il en va ainsi des individus comme des entreprises, et même des Etats Nations : notre pire ennemi ce n’est pas l’autre, la concurrence, mais nous-mêmes ! Pour illustrer mon propos, concernant les Etats-Nations, et je pense que bien des gens en conviendront, actuellement, le plus grand ennemi de l’Etat d’Israël n’est pas l’Etat Palestinien, mais l’Etat d’Israël lui-même !  

 

« Le moteur ce sont les entreprises » …C’est surtout les gens qui y travaillent qui seraient le moteur de l’entreprise ! De plus qu’est-ce qu’un moteur seul ? C’est rien qu’une connerie de moteur totalement inutile ! Il lui faut, à ce moteur, être monté sur un véhicule, et bien d’autre accessoire (des sous-systèmes) pour qu’il puisse être réellement utile et permettre de se déplacer : une système de transmission, de direction, de freinage, de refroidissement, être huiler et graissé ! Qui plus est, si un seul de ces sous-systèmes est en panne : tout le véhicule peut être en panne ! C’est çà la complexité, les interactions et les interdépendances complexes et dynamiques composant l’élément composé : une complexité systémique, même écosystémique, qui vaut pour les systèmes physiques comme pour ceux métaphysiques humains. De plus, il faut un carburant à ce moteur ou plus exactement à ce véhicule pour se déplacer, et, summum, il lui faut un objectif de réelle utilité : déplacement pour le travail, le loisir et bien d’autres valeurs d’usage. Les entreprises, surtout les multinationale ne peuvent se justifier par elles-mêmes mais au regard du service qu’elles rendent à la société : quelles rendent au monde ; or, elles ont une fâcheuse tendance à se regarder le nombril… à faire la pluie et le beau temps dans le monde en fonction de leurs seuls tenants et aboutissant généralement financiers : capitalistiques !

 

Je m’interroge : pourquoi acceptons-nous la complexité dans nos systèmes physico techniques, et, par exemple, le fait que si un élément, un sous-système, est défaillant que tout le système s’en trouve diminuer voire même totalement inutile et qu’il doit être réparé ; alors que dans nos systèmes humains, conceptuels humains, métaphysique humain, comme l’économie, nous n’ayons pas les mêmes exigences métaécosystémiques ? Je pense que c’est tout simplement, et c’est le cas en économie : qu’il n’y a pas d’ingénieur système, que des spécialiste de ci et de ça, qui, ne tiennent pas compte de la globalité qu’est l’économie (règle d’ensemble) et qui se tirent dans les pattes !

 

Il serait temps que les politiques, les hommes et femmes politiques, comme les programmes du même nom, mais également les économistes… ce qui est tout de même un comble ; il serait temps que l’économie, que la logique économique, mais pas les dogmes auxquels se réfèrent les économpistes ; que la vraie logique économique, qui est une logique fantastique car toute dépenses à un endroit (histologie et homéostasie systémique obligent) est une recette ailleurs : qu’elle soit réellement prise en compte cette logique ! Une logique fantastique, qui, pour autant, n’exonère pas d’une bonne gestion individuelle et collective, tout simplement éthique, de la part des agents économiques : individus, entreprises, services publics et Etats !


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