Euh...Il y a une erreur de montage dans l’article dont je suis pleinement responsable. Je me permets donc de republier ici les paragraphe "Solidarités" et "A propos du meurtre de Jacques BINOT" :
Solidarites
Les produits en passe d’être périmés, qui sont stockés dans les supermarchés (fermés) ou dans des entrepôts vont enfin être distribués aux plus nécessiteux. Ce sont d’abord les étudiants qui vont en bénéficier. Une association de bénévoles s’est rapidement constitué pour collecter tout d’abord lesdits produits. Un petit patron, avec son camion réfrigéré, participe à ce ramassage.
Les étudiants, comme ailleurs et peut-être plus qu’ailleurs, sont ici très démunis, notamment les étrangers qui n’ont pas de famille sur place. J’en ai connu beaucoup qui n’avait pratiquement rien à manger.
Je suis heureux que certains aient eu cette idée que j’exprimais de façon véhémente depuis plusieurs jours.
La laiterie du François a du jeter 6000 litres de lait du fait des premiers jours de grève. Quel gachis ! Et on est bien obligé de traire les vaches régulièrement. Les responsables et les syndicalistes sur place ont donc lancé un appel pour que l’on vienne acheter le lait directement au François. Le prix a été baissé. Il est vendu 1 euro 50 le litre. Tout le stock a été ainsi vendu en quelques heures. L’appel a été renouvelé car la production est en continu.
Devant la Maison des syndicats les camions des petits producteurs permettent aux passants de se servir gratuitement en ti-nain, en mandarines, en prunes de cythère. J’en ai pris tout mon bakwa.
A propos du meurtre de Jacques Binot
Des camarades revenant de Guadeloupe ont été interpellés par ce qu’ils ont entendu de la part du directeur de la sécurité en Guadeloupe. Le jeune qui a été arrêté puis soupçonné de cet assassinat a déclaré avoir été devant son ordinateur lors de cet évènement. Et le directeur aurait affirmé dans un premier temps à maître DEMOCRITE, son avocat qui fait partie d’un collectif, qu’il allait être relâché sous peu. Il a ensuite été décidé de le garder et de l’incarcérer.
D’autre part les impacts de balles sur le véhicule où se trouvait Jacques Bino, se trouvent sur la portière à la juste hauteur pour atteindre le passager, preuve que l’on aurait visé et qu’il ne s’agirait pas de balles perdues.
Jacques BINO était contrôleur des impôts et effectivement sa disparition, à travers des émeutes, pouvait arranger certaines personnes.
Dans les Antilles - et ailleurs - c’est comme cela que les gens de pouvoir font disparaître des gens gênant, des militants. On pense à André ALIKER entre autres personnes étrangement assassinées. Ici, la vie de militant, de syndicaliste, peut être dangereuse.
Solidarités
A propos du meurtre de Jacques Bino en Guadeloupe.