Sur le plan de la théorie, l’argument chronologique est irrecevable. D’autant qu’en l’occurence il est faux : ce qu’on apprend d’abord à l’école c’est que le marché c’est nul, et que la main invisible est un mythe sans réalité (alors que c’était une métaphore, exactement comme la gravitation universelle et la force centrifuge !). Et puis savez vous que l’économie ne s’est pas arrêter à Keynes ? ou bien vous faites partie des « plus mauvais », sic, qui « choisissent donc leur camp enfin le seul que leurs moyens intelectuels permettent de rejoindre » (resic) ?
Sur le plan pratique, on voit que vous êtes un digne produit de l’ed nat, qui n’a jamais appris, parce qu’on ne lui a jamais enseigné, que la fermeture des frontières et la vitupération contre le capital apatride « ploutocrate » (et plus précisément la « juiverie ploutocrate » et la « franc-maçonnerie anti-nationale ») n’ont apporter que du très, très, mauvais. Un « apprenant » qui a oublié (ou qui n’a jamais su !) que la France a mis une éternité à supprimer les barrières internes (douanes entre provinces et à l’entrée des grandes villes, restriction à l’installation dans une profession, etc.) et qu’elle y a beaucoup gagner. Et que c’est cette expérience pragmatique qui a permis au libéralisme de survivre, de suggérer de faire pareil à l’échelle de l’Europe, pour voir, et puis d’étendre le résultat toujours plus largement puisque ça marchait. Car ça marchait et ça marche toujours. Malgré les vitupérations des idéologues toujours horrifiés, puisque le libéralisme, pour eux, c’est toujours une ringarde relique du XVIIieme siècle.