L’art de la violence ? Voilà ce que cela donne chez ce prétendu chanteur :
"Suce ma bite pour la Saint-Valentin : (…) (Mais ferme ta gueule) ou
tu vas t’faire marie-trintigner / J’te l’dis gentiment, j’suis pas là
pour faire de sentiments / J’suis là pour te mettre 21 centimètres / Tu
seras ma petite chienne et je serai ton gentil maître (…) / J’bois,
baise, jusqu’à c’que t’en sois mal en point (...) / Vis le sexe comme
un conte de fées, depuis qu’j’ai mon BAFA / J’respecte les shneks avec
un QI en déficit / Celles qui encaissent jusqu’à finir handicapées
physiques (...) / Viens bébé on va tester mes nouvelles MST !"
Etoiles invisibles : « C’est pas en insultant les meufs dans mes r’frains que je deviendrais quelqu’un mais j’aime bien. »
Sous influence : « J’rêve de péter les dents d’l’autre pétasse des Pussycat Dolls »
Changement : "Maintenant les meufs portent du Vuitton, des grosses
lunettes dorées / Avant c’était qu’pour les vieilles putes blondes
décolorées / Les gars s’habillent comme des meufs et les meufs comme
des chiennes / Elles kiffent les mecs effeminés comme si elles étaient
lesbiennes"
Différent : "J’finirai par acheter ma femme en Malaisie (...) /
Renseigne toi sur les pansements et les poussettes / J’peux t’faire un
enfant et te casser l’nez sur un coup de tête / Poulette pourquoi tu
veux pas sortir avec moi ? / J’adore passer par les p’tits trous
j’adore me sentir à l’étroit"
Courez courez : "Petite, essaie pas de me fréquenter / Ou tu va
perdre ton pucelage avant d’avoir perdu tes dents de lait (...) /
J’suis pour de vrai de vrai, j’dis c’que j’pense, j’pense c’que j’dis /
Tout ce que j’écris c’est du premier degré, hé ! (...) / Les féministes
me persécutent, me prennent pour Belzebuth / Comme si c’était d’ma
faute si les meufs c’est des putes / Elles ont qu’à arrêter de d’se
faire péter l’uc / Et m’dire merci parce que j’les éduque, j’leur
apprend des vrais trucs / Des fois j’sais plus si j’suis misogyne ou si
c’est ironique / j’serai peut-être fixé quand j’arrêterais d’écrire des
textes où j’frappe ma p’tite copine"
Pour mémoire, voici les
paroles de Sale pute, chanson qu’OrelSan ne chante plus sur scène, mais
dont le clip est toujours visible sur internet :
" J’te déteste j’veux que tu crèves lentement / Avant je t’aimais
maintenant j’rêve de t’voir imprimée de mes empreintes digitales / On
verra comment tu suces quand j’te déboîterais la mâchoire / T’es juste
une truie tu mérites ta place à l’abattoir / On verra comment tu fais
la belle avec une jambe cassée / J’veux te voir rendre l’âme j’veux te
voir retourner brûler dans les flammes / Si j’te casse un bras
considère qu’on s’est quittés en bons termes / J’vais te mettre en
cloque (sale pute) / Et t’avorter à l’opinel / J’te collerai contre un
radiateur en te chantant Tostaki."...
Que certains à l’UMP et ailleurs, le Ministre de la Culture actuel en
tête, ainsi que Jack Lang, soutiennent le fait que la république et les pouvoirs
publics doivent, au nom de la liberté d’expression, financer ceux
qui propagent de telles paroles haineuses et pousse au crime, en dit
long sur la capacité de certains à faire de la politique le
lieu où tous les coups sont permis. Cette querelle sur la censure
justifiée de ce chanteur, qui l’a bien cherchée et qui tente d’en
profiter, est tout simplement ignoble.
La
violence sexiste et homophobe est définie comme criminelle en Europe ;
elle ne doit pas être élevée, sous prétexte de l’art, en exemple
légitime auprès de la jeunesse.