Article lamentable, à classer dans la rubrique « Le pire d’Agora vox », qui défie toute critique car, malgré sa brièveté, il accumule erreurs, bêtises et mensonges presque à chaque ligne, et une absence totale de documentation et de références.
Le titre déjà, « Pourquoi nous parlons mal l’anglais ! ». Où sont les preuves de ce que vous présentez comme un axiome ? Mal par rapport à qui, aux Nordiques, Suédois et Norvégiens qui ont abandonné leur propre langue à l’université ? Ou mal comme les anglophones parlent mal le français ?
Quant aux fréquences, vous faites de la pub à ce qui n’est qu’une fumisterie, voire une escroquerie de malins qui veulent vendre une pseudo-méthode d’apprentissage des langues.
Apprendre une ou plusieurs langues étrangères est un tel travail, long, exigeant, facile à oublier, que les bonimenteurs fleurissent sur ce marché : apprenez le russe en 3 jours, dopez votre anglais les doigts dans le nez, etc.
Les langues n’ont pas de fréquence propre, ce sont les voix qui en ont. Les langues ont des phonèmes. Citez un seul vrai article scientifique à ce sujet ...
D’où ma question : avez-vous un conflit d’intérêt à déclarer avec les bonimenteurs qui ont pondu cette lubie ? Avez-vous des intérêts chez eux ? Si oui, c’est grave, si non, c’est grave aussi, mais parce que vous propagez des idioties.
Première ligne : « Les Français ont la réputation de ne pas bien parler les langues et en particulier l’anglais, »
Vous basez tout votre article sur une réputation, sur du vent ! Vous auriez pu essayer de nous démontrer la justesse de cette réputation, par exemple.
« ce qui constitue un handicap sérieux dans notre monde mondialisé. »
N’ayez crainte, avec un espagnol courant ou un bon chinois, vous serez embauché avec un bon salaire comme expatrié commercial.
« à ce handicap congénital »
Handicap de naissance chez les Français ? Des preuves ?
« entre les deux langues le fait que nous ayons des difficultés à apprendre et à prononcer l’anglais. »
Tout plutôt que de dire la vérité : l’anglais est d’une complexité phonétique reconnue par tous les linguistes ! Et, last but not least, par les Anglais eux-mêmes. C’est une langue extrêmement difficile à l’oral, ce qui au passage a favorisé quelques accidents aériens dramatiques... et de nombreux autres incidents.
« Transmis à l’’Education nationale et ses services pédagogiques qui ne semblent pas avoir découvert cette explication ni mis en place les modifications appropriées de leurs méthodes d’apprentissage à l’anglais. »
Mais si, mais si, grâce à des gens comme vous, l’anglais est déjà imposé à l’école primaire dès le CM1 (rares exceptions) faute de choix, et prochainement au CP. Jusqu’à la prochaine étape, la maternelle ! Car on nous sort déjà des études bancales sur les bébés, et nombre de journalistes flemmards reprennent les yeux fermés la théorie qu’il faut apprendre l’anglais de plus en plus tôt... Curieusement, jamais il ne s’agit d’introduire l’italien, de chinois ou de turc à la maternelle.
Dernier point : vu l’immense travail que représente l’apprentissage d’une langue étrangère, l’école ne peut être que le lieu d’une initiation plus ou moins poussée aux langues étrangères (of course, sans week-end aux States ou à Londres, sans nannies, sans cours de soutien), les profs et les méthodes n’ont pas grand-chose à voir avec cette question. Comme les profs de langue laissent-ils répandre partout ce cliché masochiste humiliant pour eux, ça me sidère...
La conclusion est à la hauteur de « l’article », un cliché récurrent, tenace comme un morpion : « NB : Vous noterez que les russes qui sont réputés être forts en langue sont ceux dont le spectre de fréquence de la langue natale est le plus étendu. Ceci explique peut être cela ! »
Ils ne sont pas plus forts que vous et moi (en moyenne), de même que les français ne sont pas moins forts que d’autres en langues étrangères, certains sont même « fluent » en anglais ou dans d’autres langues.
Il faut cesser ce masochisme à la française. Comme tout pays dont la langue est de grande diffusion, nous sommes moins motivés pour en apprendre d’autres que mettons, les Suédois, les Maltais, ou les Conglolais.
Des intérêts convergents essaient d’imposer l’anglais comme langue mondiale,
c’est tout, et tous les moyens sont bons pour manipuler l’opinion et lui faire avaler n’importe quoi : plus les mensonges sont gros, mieux ils passent, les politiciens et les « spin doctors » le savent parfaitement.