« Sauver le monde »... vaste programme !
Je pense, hélas, que nous sommes nombreux à nous poser cette question essentielle, mais impuissants à trouver des solutions, à créer des « utopies », tant ce Monde-ci est soigneusement verrouillé par des lois et réglements scélérats qui ne sont plus conformes à la plus élémentaire représentation ou expression de la Démocratie.
Deux remarques, entre autres, me semblent essentielles, dans ce texte : « Changer le monde suppose un certain confort matériel (...) » et « un certain niveau d’éducation (...) ».
C’est tout ce que ce gouvernement tente de soigneusement démolir : la précarité devient une norme, rendant les humains tributaires de n’importe quoi, pourvu qu’ils puissent survivre... accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire, et indépendemment de leur formation ou volonté... La crise est devenue un prétexte facile (s’il en fallait un !) pour rendre les humains, de nouveau, « taillables et corvéables à merci ».
L’éducation, quant à elle, avec les réformes concoctées par nos chers gouvernants, sera réduite à peau de chagrin, ou privée et payante... Seuls certains seront éduqués, désormais ! Dans leur esprit, il faut « produire » en masse des individus capables d’automatismes rapides, de flexibilité, de soumission aux aléas du système. (Théorie du « Capital humain », revue et corrigée par la société globale).
Le monde n’est plus pensé en termes humanistes, les humains sont devenus des « variables d’ajustement du système ». Ils sont bien les « ON » dont parle l’auteur ! « ON est un con » disait un me mes vieux instits... c’est-à-dire,le « On » est creux, il est vide, il n’a pas de sens, il peut être mis à toutes les sauces... il n’a rien à voir avec le « NOUS », banni de la pensée globale dominante centrée sur le « JE » et ses possessions... hostile à toute forme de solidarité.
La globalisation est bien, comme le dit l’auteur,déshuamanisante et si nous voulons sortir de ce tunnel, nous avons, ensemble (même si c’est un « gros mot ») à penser une utopie qui redonne à l’humain ses lettres de noblesse ! Vaste programme, en effet !