A part que création réelle de richesse il y a. Suffit de voir comparer les niveaux de production de bien et de service entre aujourd’hui et il y a 10 ans. Il y a désindustrialisation des pays de l’ouest, mais ce n’est pas le cas de la chine, de l’inde des BRICs etc....
Non ce qui diminue c’est la rentabilité du capital investit, ou du moins la difficulté à obtenir cette rentabilité augmente (en carricaturant, c’est un poil plus complexe) qui provoque une difficulté de débouché pour les capitaux à investir.
Ce qui pousse à la spéculation, à la formation de bulles d’une part (immobiliaire, net économie, matière première etc...), d’autre part à essayer d’extraire de la plus value par des moyens détournés : on a ainsi cherché à masquer la baisse des salaires (et donc du pouvoir d’achat du prolétaire) par l’octroi de facilité de crédit. La valeur produite par le travailleur étant ainsi restitué sous une forme de plus en plus faible de salaire au salarié, la part de la plus value récupéré par l’investisseur augmentant d’une part, et dans le même temps les banques ont réussi à récupéré une part de cette valeur sous la forme de crédit.
A part que le salarié a des besoins incompressibles (le logement notamment) et qu’on ne peut extraire plus de plus value que de valeur qu’il produit. D’ou la rupture de la bulle
Au fond peut importe la cause déclancheuse de la crise. l’instabilité provient du fait qu’il est nécessaire, avec l’augmentation continue du capital à investir, d’augmenter l’extraction de valeur (la plus value) nécessaire pour rémunérer ce capital.
Sans innovation technologique importante c’est impossible, sinon à exploiter plus le travail (d’ou le dumping social actuel) ou à ouvrir de nouveau marché (pays de l’est ou émergeant, secteur public à privatiser...)
Alors certe la crise est le moment ou la valeur irréelle engendrée par la spéculation est détruite, au sens du proverbe « il ne faut jamais vendre la peau de ’lours avant de l’avoir tué ». mais ce n’est qu’un symptome d’un mouvement plus profonds du à l’instabilité du circuit de répartition de la valeur produite.
Il faut donc trouver un autre moyen que le seul marché pour trouver une destination aux capitaux produit par la sur valeur du travail.
Un premier débouché, dans un monde où la faim et la maladie tue par million peut être la protection sociale, la satisfaction de besoin élémentaire et de droit fondamentaux que sont la santé, l’éducation etc. Un second débouché à l’heure de la prise de conscience de la crise écologique induite par ce modèle économique court termiste peut être l’investissement dans la recherche de nouvelles technologie permettant d’assurer le bien être de l’humanité et non l’enrichissement et le gaspillage par quelque’un.