à Faith : même si les pics épidémiques de grippe se situe en général au coeur de l’hiver, il y a des exceptions. Et cette grippe 2009 si atypique fait exception aussi sur ce point. Pour des mesures graves de santé publiques, quelles qu’elles soient, aucune personne responsable ne peut « attendre janvier ». N’étant ni vous ni moi « madame Soleil », nous ne savons pas, bien, sûr, combien cette grippe aura fait de victimes à l’été prochain.
Que savons-nous, en fait ?
Qu’en France, sur près de trois millions de cas (dont 700000 la semaine dernière), il y a eu, au plus, un peu plus d’une cinquantaine de décès dont 6 chez des personnes sans autre risque connu associé. Nous savons également que dans l’hémisphère Sud, les données sur la mortalité confirment la très faible létalité de ce virus, très inférieure à celle des grippes saisonnières. Nous constatons des différences par pays qui semblent assez étroitement corrélées au niveau de la médecine dans ces pays. Les autorités ont donc bien entendu « projetés » ces résultats sur la mortalité constatée sur des millions de cas, avec des hypothèses « hautes », « basses », et « médianes », pour évaluer les risques.
Actuellement, ces projections indiquent que cette épidémie de grippe hivernale devrait causer MOINS de victimes que les grippes saisonnières habituelles, et ce, même dans l’hypothèse la plus pessimiste sur le nombre total de personnes touchées.
Beaucoup de choses peuvent évoluer, c’est certain, mais il n’existe pas de raisons scientifiques connues pouvant expliquer un changement brutal et important de la létalité constatée sur des millions de cas dans des dizaines de pays, avec le même virus.
Il faut rester rationnels.