@ casp,
En premier lieu , le courage et
l’absence de peur, cela n’existe pas, car le courage consiste à
maîtriser sa peur.
En deuxième lieu, dans vos rapports
avec autrui, vous persistez à tenir compte uniquement de votre
personnalité, alors que dans de nombreux cas, la connaissance
d’autrui est aussi, sinon plus importante que la connaissance de soi.
Si vous faîtes une partie de dame,
avec un mauvais perdant, et que vous remportiez la partie, il vous
redemandera une revanche jusqu’à ce que vous perdiez volontairement
ou non. En jouant avec ce type d’adversaire, vous n’avez pas d’autres
alternative, que de l’écraser pour qu’il admette sa défaite.
Que cette adversité s’exerce par un
échiquier, une table de négociation, ou un champ de bataille, ne
change rien à la psychologie des personnages.
Récemment, il y a eut cette affaire de
distribution d’argent. Quand j’ai entendu, une dame dire que si elle
avait le bonheur de recevoir 500 €, elle achèterait des cadeaux
pour ses petits enfants, j’ ai pensé que la pauvre allait se faire
piétiner par la foule, et de toute façon, si elle réussissait à
recevoir, elle serait volé avant de savoir combien. Je présume que
dans ce cas, votre personne en exemple, aurait ouvert le chemin vers
les « Urgences » et ignoré celui de la sagesse.
Les limites de votre méthodes, c’est
que vous prétendez vaincre par un courage intérieur et invisible,
en affichant les apparences de la soumission. Ce serait possible, si
vous étiez un magicien, un néphilim ou un dieu, capable de
renverser une situation en une fraction de seconde, mais en tant
qu’homme, vous êtes foutu, dès la tête sur le billot.
Vous aspirez à un monde meilleur, et
vous n’êtes pas le seul, je pense même que la totalité des
individus aspirent à un monde meilleur. Le seul problème, est que
le nous global qui serait l’addition des nous individuels, n’existe
pas, ce qui nous empêche de forger un monde idéal. Le frein, ce
n’est pas la peur, mais le fait que le monde idéal des uns, s’oppose
au monde idéal des autres.
La connerie, c’est de ne pas accepter
que le nous global n’existe pas. Tout miser sur l’intelligence, en
oubliant que les civilisations ont le plus souvent disparus sous les
coups des barbares, est une autre connerie. Essayez d’appréhender la
réalité, n’est pas de la peur, ni du fatalisme, ni de la connerie
et encore moins de la lâcheté, c’est juste sain et raisonnable