Un pays n’est pas une personne, ni même une société : il n’y a pas de terme échu à la dette, parce que par définition, un pays a une sorte de durée de vie illimitée.
L’amortissement des investissements d’un État ne se calculent pas de la même manière que pour le reste. Dernièrement, on a demandé à ma commune de calculer la durée d’amortissement de la réfection des fresques murales de l’église du bled. Eglise du 12ème siècle. Comment peut-on calculer cela ? Comment amortir une route nationale qui irrigue un bassin d’activité et lui permet de se développer. Ou d’une école, qui va produire des générations de gens bien formés ? Ou un pont qui va permettre la création de nouveaux circuits économiques ? Ou d’un hôpital qui va sauver ta vie, demain ?
Il rappelle dans le texte du ministre que ces emprunts ne servent pas à financer des investissements pour l’avenir, mais simplement à payer les frais de fonctionnement de l’Etat. En d’autres termes, c’est de l’argent jeté en l’air.

Qu’est-ce que les frais de fonctionnement ?
Les bagnoles de fonction des ministres ? Certes, et on peut arranger ça.
Mais aussi les salaires de l’Éducation Nationale : c’est sûr qu’éduquer les générations futures, c’est foutre de l’argent en l’air. Comme former puis payer les médecins qui vont te soigner, les infirmières et tous ces inutiles !
On n’aime pas payer l’impôt, mais on râle quand l’administration met trop de temps à fournir un passeport, une carte grise. Il faut aussi payer les gens qui gèrent les dossiers sécu, ce qui permet d’accéder encore à une santé bon marché.
Bref, l’État, c’est encore ce vaste édifice qui gère une bone part de la vie quotidienne de plus de 60 millions de personnes, du berceau au tombeau, et je suis loin de trouver cela inutile.