Le pire des scénarios est évidemment la cessation de paiement, autrement
dit la faillite. C’est ce qui s’est passé en Argentine en 2001, et le
pays n’a toujours pas finit de remonter la pente... Mais toutes les voix
sont unanimes et excluent cette possibilité
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17522
Résister au FMI n’est pas un moyen très utilisé, mais l’Argentine a
montré la voie. En 2001, au vu des pronostics désastreux selon lesquels
l’économie pourrait s’effondrer en l’absence de crédits étrangers, elle a
défié ses créanciers et s’est détournée de ses dettes. A l’automne
2004, trois ans après un défaut de payement record de plus de
100 milliards de dollars, le pays était sur la voie du redressement et
il avait réussi cette prouesse sans aide étrangère. La croissance
économique fut de 8% pendant deux années consécutives. Le volume des
exportations augmenta, la monnaie était stable, les investisseurs
revenaient et le chômage diminua. Selon l’économiste Mark Weisbrot
interrogé en 2004 par le New York Times, « c’est un événement historique
remarquable qui remet en cause 25 ans de mauvaise politique. Alors que
d’autres pays avancent cahin-caha, l’Argentine vit une croissance très
saine dont rien ne permet de penser qu’elle ne durera pas, et elle l’a
réussie sans faire aucune concession pour attirer des capitaux
étrangers. »
Weisbrot est le co-directeur du laboratoire d’idées
Center for Economic and Policy Research basé à Washington qui a publié
en octobre 2009 une étude sur les 41 pays débiteurs du FMI. Selon cette
étude, les politiques d’austérité imposées par le FMI, notamment la
réduction des dépenses et le resserrement de la politique monétaire,
risquaient de faire plus de mal que de bien aux économies de ces pays.
C’est
également la conclusion d’une étude publiée en février 2009 et due à
Yonka Özemir de la Middle East Technical University d’Ankara, qui
compare l’assistance du FMI à l’Argentine et à la Turquie.10 Ces deux marchés émergents ont subi en 2001 de
graves crises économiques précédées de déficits budgétaires chroniques,
d’une croissance insuffisante des exportations, d’un important
endettement, d’une instabilité politique et d’une inégalité dans la
répartition des richesses.
Tandis que l’Argentine faisait bande à
part, la Turquie suivait les conseils du FMI. Le résultat final a été
que l’Argentine a rebondi alors que la Turquie connaît encore la crise
financière. La confiance de la Turquie dans les investissements
étrangers l’a rendue très vulnérable à la récession mondiale.
L’Argentine, elle, a choisi d’investir dans le pays, de développer
l’économie indigène.
Pour trouver l’argent nécessaire, elle n’a
pas eu besoin d’investisseurs étrangers. Sa banque centrale a émis sa
propre monnaie et accordé ses crédits.
MERCI DE REGARDER L’HISTOIRE DANS SON ENTIERTE
voir même de se désintoxiquer des économistes néoclassiques qui calculent l’inflation sur les produits de consommation délocalisés !!!!