Sur la morale, tu devrait relire Bergson : il est moins bouché que toi, et ne confond pas une morale imposée avec une morale dynamique qu’elle soit rationnelle ou d’inspiration cléricale. J’irais même plus loin : dans la mesure où les dogmes religieux sont imposés, dans le cadre de théocraties, de monarchies « de droit divin », ou d’états cléricaux, les morales religieuses fondées sur des dogmes figés imposés doivent logiquement être considérées comme statiques.
Sur les 7 bonnes raisons de ne pas croire en « dieu(x) », ton radotage clérical n’a jamais remplacé un argument, pas plus maintenant que lors de ton premier message aussi débile qu’injurieux.
1) « pas besoin d’aller chercher d’autres raisons » : pour un être crédule, non. Mais pour un être rationnel, l’argument que j’ai développé dans mon article n’est pas contredit. Et puis, votre espèce de syncrétisme est bidon et repose sur des hypocrisies démenties par la réalité des enquêtes globales sur la crédulité.
2) tes analogies ne font pas un raisonnement : dans la vie, on a pas besoin d’être con, et pourtant, tu n’y a pas échappé. De plus, quand tu écrit « Le fait qu’il n’y ait pas besoin de dieu(x) n’est pas une raison pour ne pas y croire », c’est juste la négation, sans discussion ni argument, du principe du « rasoir d’Ockham ». Le second argument que j’avais développé dans mon article n’est toujours pas contredit.
3) « prouver » tel ou tel « dieu » par sa propagande cléricale n’est une preuve que pour les gens crédules. De plus, ce genre de « preuves » là sont bien trop nombreuses, et présentent l’énorme inconvénient de prouver chacune « l’existence » des dieux de leur propre dogme, différent de ceux des autres. La crédulité que vous baptisez « foi » n’est utile aux clergés que précisément parce qu’aucun « dieu » n’existe. Mon troisième argument n’est pas contredit, car la propagande cléricale n’a jamais fourni la moindre preuve au sens où l’entendent les gens rationnels.
4) les erreurs et les âneries de la bible ou du coran prouvent que l’affirmation centrale est mensongère : un dieu omniscient n’aurait pas fait d’erreurs. Qu’un livre « sacré », « révélé », voire « dicté par dieu » contiennent autant d’erreurs a bien plus de conséquences philosophiques sur la validité de l’ensemble qu’une erreur de nom dans le bottin. Qu’un dogme affirmant son « infaillibilité » se soit autant trompé constitue donc une excellente raison de ne pas croire au « dieu » de ces dogmes.
5) ce que j’avais écrit était clair, précis, et valide dans le cadre défini par mon propos. Si tu change totalement ce cadre et que tu imagine de nouvelles théories remplaçant la relativité, tu change d’argument par rapport à ce que j’avais écrit, sans y répondre. De plus, toute nouvelle thérorie plus complète « n’invalidera pas la plupart de ses conclusions », mais au contraire confirmera la plupart des calculs « relativistes », sauf dans certains cas limites. Et enfin, les théories actuellement disponibles en physique ont permis d’expliquer infiniment plus de choses que tous les dogmes religieux réunis. C’st pourquoi l’impossibilité de l’omnipotence (dans le cadre des connaissances et théories actuelles) constitue une raison solide et suffisante de ne pas croire aux dogmes qui reposent sur ce concept clérical absurde « d’omnipotence ».
6) Tu MENS !!! Je n’ai jamais considéré que sciences et crédulités religieuses avaient les mêmes finalités, et encore moins qu’on pouvaient les mettre sur le même plan ! J’ai même écrit exactement l’inverse ... Sinon, pas plus que la science, la philosophie n’a besoin des crédulités religieuses pour "trouver certaines réponses sur l’existence humaine et sur les grandes
apories philosophiques telles que la mort, le sens de l’existence.« . Et citer un scientifique crédule n’est pas un argument logique, c’est ce qu’on appelle un »argument d’autorité« , qui revient à dire »untel est crédule et untel est scientifique donc la crédulité est compatible avec la science". Pourtant, et même si en dehors de sa spécialité, un scientifique peut être aussi crédule qu’un autre, dans sa spécialité, il est rationnel. La différence entre dogme et théorie est rationnelle, elle aussi. On peut mettre en doute toute théorie, alors que mettre en doute les
dogmes théologiques est considéré comme un blasphème par les gardiens
du temple de la foi. Les dogmes qui rejettent le doute, comme les dogmes religieux, sont des dogmes totalitaires, et sclérosants.
7) selon ta désolante habitude, tu n’a même pas discuté cet argument ! Tu cite un scientifique crédule d’aujourd’hui à l’appui de ton prêchi-prêcha, en oubliant d’inclure dans ce qui remplace chez toi le raisonnement les innombrables scientifiques victimes des dogmes cléricaux, de Galilée à Turing. Tu remplace la compréhension par l’anecdote, baratine sur les différentes crédulités, parle au passage de « transcendance », sans même t’interroger pour savoir si ce mot à un sens en dehors des dogmes des crédulités religieuses !!! Bref, tu prêches ...
Je te recopie mon septième argument, puisque tu n’y répond pas plus qu’aux six premiers :
croire empêche de savoir : lorsque l’on croit
avoir fermé le gaz, et qu’un doute subsiste, on aime bien vérifier,
pour être sûr de savoir, des fois, non ? Les croyances religieuses sont
d’une tout autre nature, puisque personne ne peut vérifier : les
croyances religieuses s’opposent au savoir. A quoi bon vérifier,
puisque les inquisiteurs « savaient » pour l’avoir lu dans la bible que « le soleil tourne autour de la terre » ? Le dogme de la foi empêche de chercher à savoir, à comprendre : les dealers de prières prétendent qu’il faut avoir la foi,
c’est-à-dire croire leur truc invraisemblable sans le moindre semblant
de preuve ! Ensuite, ils ont gagné : le pigeon qui croit à leurs
fariboles sera prêt à gober à peu près n’importe quoi, sans discussion.
Contre sa misère, il a la foi, et la promesse du « paradis » : « Les voies du seigneur sont impénétrables », « dieu donne, dieu reprend », « dieu l’a voulu », « mektoub » : après ça, pourquoi encore chercher à comprendre les choses ? C’est tellement plus facile de croire :
au moins, y’a pas à réfléchir. Et si une fois, une seule fois, sur
quelque chose d’aussi énorme que l’origine et la cosmogonie de
l’univers, on gobe un dogme religieux, alors comment ne pas ensuite
gober dans la foulée tous les dogmes du magasin ? Le seul « remède »,
est de ne jamais accepter de croire quoi que ce soit sans preuves ni
vérifications expérimentales : on appelle ça le rationalisme, et c’est
l’antonyme de toute croyance. Son opposé philosophique et sémantique.
Avant même d’empêcher de savoir, croire empêche de penser à savoir, de chercher à comprendre, de faire l’effort de s’instruire. Le croyant qui croit savoir se condamne à ne jamais apprendre, et donc à ne jamais rien savoir : tous les dogmes religieux sont obscurantistes.
C’est leur essence même et leur nature profonde : dites-le bien à
celles et ceux qui n’auraient pas encore compris depuis quand,
pourquoi, et pour qui les religions existent ...