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Commentaire de bluerider

sur Le bonheur est dans le pied


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bluerider bluerider 4 mars 2010 23:07

à lire : « érotisme du pied et de la chaussure » de William Rossi, réédité il y a quelques années en poche. cet américain a bien documenté son livre, même si certaines de ses observations font sourire, 40 ans plus tard.

également : « la gradiva » de Jenssen, nouvelle analysée par Freud

bon, il y a des millions de cas qui mériteraient une revue de pied en cape, mais au passage arrêtons nous sur ces quelques purs rêves éveillés :

ne passons pas notre chemin sans citer au moins « Phryné délassant sa sandale », bas relief héllénique situé sur l’acropole qui permettrait sans doute au gouvernement grec de résorber sa dette si j’étais assez riche pour l’acquérir à tout prix..

et l’extase de sainte thérèse, du Bernin, dont le pied dépassant des savantes draperies n’a de morphologiquement correct que l’impression aérienne qu’il donne, au mépris le plus total de l’anatomie... ahhh, baroque, quand tu nous tiens !

l’entrée des bordels antiques marquée d’une trace de pied creusée dans la pierre (bel exemple à Ephèse)

l’empreinte du pied du prophète Mahomet, jalousement gardée à Istanbul au Palais Topkapi. Il devait chausser du 46 au bas mot, ou alors les siècles ont déformé l’objet...

et aussi bien sûr : les points d’acupuncture, les meridiens, les chakras, l’extrème richesse nerveuse et sensorielle des pieds, la medecine ayurvédique et j’en passe...
 
tout cela est à explorer sur le net bien évidemment.

associé au pied : le parfum, évidemment.

et il ne reste plus qu’à ouvrir les portes...

le fétichisme du pied n’est qu’une projection (oups) onaniste (re-oups) sur l’autre. Un refus de grandir (re-re-oups) trés paradoxal comme le sommeil du même nom. La trouvaille chez l’autre d’une justification à une limite intérieure vécue comme une perte. (le pied est une limite car c’est lui qui explore le premier notre avenir immédiat, devant nous). Sans doute celle de la matrice maternelle et du confort de l’assistanat intra-utérin... un truc de ce style.... une forme de peur d’avoir à assumer sa vie seul un jour, par exemple, et au delà il y a aussi une idée de pureté, de candeur, de respect des objets, de soumission à leur mystère plutôt que de domination par leur consommation destructice... d’ailleurs trés ritualisée par les adeptes fétichistes lorsqu’ils décident de passer du respect à la consommation dans une cérémonie et des contradictions qui rappellent celles des ordalies (si tu meurs cest que tu es coupable)... aller voir aussi du côté de Roland Barthes (on revient toujours à RB). Ou alors sombrez avec autant de délices que de honte dans l’enfer des bibliothèques les plus prudes, qui sont aussi les plus pourpres.

et ma compagne chausse un délicieux 35/36. Je confirme !


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