Budrugu,
la démarche hyptothético-déductive est simple :
J’émets une hypothèse, si celle-ci permet de trouver des preuves, alors elle est confirmée par les faits, sinon, elle ne l’est pas.
Pour bien comprendre la méthode hypothético-déductive, je ne citerais qu’un exemple, la découverte de la pression.
Pascal imagine : l’air pèse, il y a une pression athmosphérique.
Il en déduit : Si tel est le cas, alors en altitude, le poids devrait être moindre.
L’expérimentation a lieu au puy de dôme et les faits confirment cette hypothèse.
Avez-vous apporté la preuve que Bibracte est au mont Beuvray ? Avez vous apporté la preuve que des cannanéens n’ont jamais débarqués en Gaule et fait souche ?
Bien sûr que non !
Pour ce faire, il n’y a qu’une façon : c’est fouiller le sol (en dehors des montagnes dénuées de toute civilisation).
La démarche hypothético-déductive permet d’envisager des choses y compris que l’on ne croit pas :
Si cela est vrai, alors je devrais avoir ceci. Or ceci est contredit par les faits, donc l’hypothèse est fausse.
J’ajoute qu’il faut nécessairement que les faits soient de nature matérielle et non des spéculations linguistiques car la linguistique est un savoir construit donc non dénué d’hypothèses implicites. Puisque bâtie, pour les temps anciens, à partir des mêmes sources que les sources historiques, le faire expose à un certain risque de « de raisonnement circulaire » :
1°/ Assimiler comme indo-européens les peuples, pour construire à partir des sources historiques le vocable indo-européen primitif.
2°/ Rechercher la cohérence des mots historique avec le vocable indo-européen primitif pour en déduire l’origine de tel peuple....
Au final on obtient : assimiler comme indo-européens des peuples pour en déduire leurs origines indo-européennes !
Je finirais avec cette paradoxe bien connu : Qu’est-ce qui a trompé ? L’intuition ou l’instruction ?
Ce qui m’ennuit avec le Beuvray, c’est qu’il pompe tout l’argent de l’archéologie, alors qu’il n’y a toujours pas la moindre preuve qu’il s’agisse de l’emplacement de Bibracte. Beuvray n’est qu’un hypothèse. Or, par équité, il faut tester toutes les hypothèses.
Donc je suis partisan de fouiller Mont-Saint-Vincent. Le fait que ce soit un emplacement stratégique, offrant 360° de panorama, riche en vestiges anciens me suffit amplement.
Rien que cela me suffit pour soutenir la démarche de Mr Mourey.