On peut mettre cette misogynie en relation avec ce qui est la tare fondamentale de toutes les religions exotériques : une dualité Bien/Mal absolument stérile.
Avec la nécessité moraliste de lutter contre le Mal et de choisir son camp, celui de l’esprit. La matière est donc sinon maudite, du moins fortement suspecte, de même que la féminité qui se range dans cette catégorie.
Elle ne peut être tolérable que sous la forme de la Vierge Mère. L’amante ne peut être déifiée, elle, et ne se trouve tolérée que dans le mariage, et encore avec consommation modérée.
D’où le passage sous silence par les Églises de la possibilité d’une relation passionnée entre Marie-Madeleine et le Christ, celle-ci étant désignée au contraire dans les milieux gnostiques comme la treizième apôtre, la plus importante..
Sauf que l’esprit ainsi défendu par ces Églises n’est rien d’autre que l’image qu’elles-mêmes se font de l’Esprit véritable qui n’est en aucune façon l’ennemi de la Femme, de la Matière et même du Mal lui-même, puisque celui-ci se trouve intégré dans le plan de Dieu et n’en est de ce fait aucunement l’ennemi. Cette position est d’ailleurs celle de tous les monismes véritables notamment en Inde, connue sous le nom de doctrine de la non-dualité.
Le bouddhisme connaît d’ailleurs lui aussi cette séparation entre Hinayana misogyne, Mahayana non misogyne et Vajrayana qui utilise même la sexualité, par le tantrisme, dans sa recherche de transmutation de l’homme.
Les mêmes remarques peuvent être faites en Islam, voir les différences entre soufisme et sunnisme strict. Idem dans le monde hébreu où la féminité est magnifiée dans la Kabbale.
Je précise aussi que l’attitude de l’Église privilégiant la foi au détriment de la connaissance, ainsi que la soumission à l’autorité au détriment de la recherche personnelle, n’est en rien une attitude virile et ne peut convenir qu’aux hommes ayant de sérieux problèmes avec leur part homosexuelle plus ou moins latente..
Les désordres ainsi révélés (pédophilie) ne sont que la conséquence de toute une attitude théologique pervertie à la base. On reconnaît l’arbre à ses fruits. (Attention : cela ne veut pas dire que je suis un anti-catholique primaire, ma position est plus nuancée que cela. Il y a eu beaucoup de fruits positifs AUSSI au cours de 2000 ans de christianisme plus ou moins fidèle)