Passons sur la démonstration biaisée des revanchards du référendum sur le TCE, qui consiste à exiger du PS ce qu’on n’exige pas des partis qui sont à sa gauche ; et qui au passage se trompent de combat en préférant le confort des querelles de clochers. Avec de tels adversaires, le pouvoir UMP peut tranquillement continuer de méprise le peuple avec sa politique abjecte de soumission au directives du Medef.
Mais ce qui est le plus fallacieux dans cet article, c’est cette propension au refus du compromis. Le PS, qui est un parti de gouvernement ratissant un large spectre de sensibilités de gauche, a une telle taille, qu’il ne peut pas prétendre à la pureté idéologique. Comme nous ne parlons pas là d’un petit parti à échelle humaine qui ferait confiance à un chef suprême, il est donc inévitable de négocier le bon compromis (TINA or not TINA ?).
C’est assumé par ses militants : le projet PS sur les retraites n’est pas exempt de périphrases destinées à calmer les velléités de dissidences. Mais, il n’en est pas moins marqué à gauche, notamment par les pré-requis sociaux qu’il mentionne ; et surtout par le fort engagement à mettre à contribution les revenus du capital préférentiellement aux mesures anti sociales de la droite (uniquement axées sur des sacrifices demandés aux seuls travailleurs).
A ceux qui persistent à ne pas vouloir lire les proposition du PS sur les retraites, s’ils veulent avoir une idée de ce qu’elles représentent, je les renvoie à la violence verbale des portes flingues de Sarkozy.
La droite ne s’y est pas trompée, le PS a déclenché la bataille idéologique. Là, on est plus du tout dans de supposées compromissions dont parle l’auteur : on est bel et bien dans un choc frontal droite/gauche provoqué à l’initiative des socialistes.
A l’auteur, qui manifestement s’est contenté des marqueurs politiques bien sélectifs avec son combat d’arrière garde post TCE, je lui dirais donc qu’il est fort mal placé pour critiquer l’opportunisme Benoit Hamon.