La tension dramatique opérée au début du paragraphe, mais
dont finalement tous les ingrédients se recoupent et s’entretissent
en écho grâce à l’emploi de formules choc (on n’est pas chez Match
pourtant, si ?) trouve enfin à se poser sur l’énonciation de ces
faits criminels (on déduit que les faits sont criminels des
assertions précédentes sur la condamnation) : la violation, le viol
! Eh oui, dans la zone tampon entre Israël et le Liban, pour
l’auteur élaguer un arbre comme cela se pratique régulièrement en
cet endroit depuis 2006, c’est ni plus ni moins violer le Liban.
Mazette !
Et après ça, l’ôteur jubile sans entraves à
affirmer que le délire belliqueux, c’est l’Israélien qui le chante
!
Ainsi qu’il le constate lui-même, cette histoire de rideaux et
de viol à l’élaguage, « c’est du jamais vu dans l’histoire
des relations internationales ». Ca, pour sûr, les analyses de
l’auteur c’est du total new : il croit que pour élaguer, on
déracine...
Mais qu’est-ce qu’ils sont sournois, ces Israéliens,
regardez-moi ça au paragraphe suivant : « comme par hasard »,
hein, voyez c’que j’veux dire, hein, on les connaît ! Un p’tit tir
de sommation, un officier tué, trois fois rien et tac ! Les formules
magiques opèrent la quatrième glisse : « violence »,
« disproportion ».
Ah, disproportion quand tu nous tiens ! Normalement, dans un
affrontement citoyen, quand l’officier israélien a été tué il
fallait tirer un futur mort à la courte paille côté libanais et on
n’en parlait plus, c’était équitable ! Les états-majors devraient
embaucher les journalistes citoyens, je vous le dis moi, parce que
pour faire les comptes ils sont aussi doués que pour les régler.
(à suivre)