Il est facile de cracher sur les tombes. Cet article nécrologique salit la mémoire d’un homme qui a fait beaucoup pour sa ville et que les niçois aimaient bien.
Les dénonciations de démêlées avec la justice et d’anti-sémitisme sont tellement facile et tellement usées jusqu’à la corde qu’il faut les prendre avec des pincettes.
Tout d’abord, si Jacques Médecin était anti-sémite, expliquez-nous pourquoi il y aurait eu tant de conseillers juifs sur sa liste ? Sont-ils des masochistes ? Vous dites vous-même que Toubon l’a soutenu dans ses déboires. Toubon est la traduction en français de « tout bon »en hébreu qui est le nom originel de ce monsieur. Encore un qui collabore avec la bête immonde de l’anti-sémitisme ? Vous ne convaincrez que les ignorants.
Jacques Médecin avait des biens à l’étranger ? Tant mieux pour lui. Quand on voit la curée dont il a été l’objet on ne peut qu’admirer sa prévoyance.
L’affaire Médecin est une cabale politique. Il était proche du Front-National, ce qu’a mis à profit une certaine presse de gauche pour trouver là le moyen de l’abattre. On lui a lancé aux fesses rien de moins que le ministre des finances (ou du budget à l’époque) Michel Charasse. Toute l’histoire a pris une tournure dramatique lorsqu’il s’est fâché avec le journaliste Jean-François Kahn qui l’insultait. Il s’est emporté en lui rappelant les notes de frais de JFK qu’il laissait payer par la Mairie de Nice et à eu ce mot malheureux « Un juif ne refuse pas les cadeaux, n’est-ce pas ? ». Dans la bouche d’un autre gouailleur de gauche, Frêche par exemple, cette phrase serait restée sans conséquences. Là, c’était l’occasion de dénoncer la bête immonde et patati, et patata, la curée était lancée. La suite vous la relatez assez bien. Il a perdu sa situation, perdu sa belle maison qui lui a été volée par Charasse, obligé de fuir comme un homme échappé du bagne, la honte.
La honte est pour notre démocratie qui traite ainsi ses grands serviteurs.
Jacques Médecin, à la suite de son père, a réussi à faire de Nice une capitale mondiale du tourisme et des affaires, à ouvrir la Côte-d’Azur à l’international avec ses congrès, ses fêtes, son aéroport et son plan d’urbanisme qui en fait l’envie de beaucoup de villes au bord de l’eau. Jacques Médecin c’est le désenclavement de Nice, les premiers services d’eau potable traités à l’ozone et non au chlore, les grands travaux d’aménagement et de décoration de la promenade des anglais, le recouvrement du paillon, la plaine du Var et j’en oublie tellement la liste est longue.
Les Médecins père et fils ont laissé une marque indélébile et glorieuse à Nice que n’effacera jamais la haine d’un journaliste, fut-il juif, à son encontre. Les électeurs les ont élu et ré-élu jusqu’à la fin, leur donnant ainsi la meilleure légitimité qui soit, celle des urnes.