@ Antenor
C’est un véritable casse-tête. Je ne suis pas arrivé à mettre un nom précis sur les différents courants religieux ou tendances qui devaient traverser alors le pays éduen. Ce qui me parait hautement probable est la censure éduenne qu’a dû exercer la
magistrature en place concernant l’iconographie des chapiteaux. Si Julien était antigaliléen, Magnence était-il tendance arienne comme vous le supposez ? Et dans le cas de l’arianisme, quelle variante sectaire ? Mais comme Magnence n’était en fait que l’homme de paille de Marcellinus qui siégeait à Augustodunum/Mt-St-Vincent, ne faut-il pas aussi se poser la question sur celui-ci. Julien le désigne comme le « machinateur » qui a entrainé l’armée gauloise renforcée des Francs et des Lètes jusqu’à Mursa contre Constance, lequel était chrétien (évangélique) arien ; mais lorsque Julien écrit cela, c’est dans un éloge de Constance, donc avant sa conversion officielle au paganisme, avant qu’il ait tourné sa veste. Mais pourquoi, à Mursa, le franc Silvanus et le lète Magnence ont-ils apparemment lâché Marcellinus ? On ne s’en sort pas.
Ce qui est, en revanche, intéressant de remarquer est qu’il existe des inscriptions mais des inscriptions tellement anodines qu’elles ne nous disent rien sur une tendance religieuse. On a comme l’impression qu’on a évité d’en mettre là où cela aurait créé dissension et polémique.