Chère Ariane,
Lecture inexacte. Je pense que ce genre de mesure est un compromis utile, faute de mieux. Je le dis d’ailleurs :
"Si grâce à cette initiative des mineures peuvent être préservées de
l’IVG, le but de santé publique sera atteint. C’est la position de la
Région.
Je comprends ce souci légitime et bienvenu.«
Je le dis aussi ici :
»un IVG n’est pas une opération anodine, ni physiquement ni
psychologiquement. Elle engage le corps et le vécu de l’adolescente, lui
faisant souvent vivre un fort conflit intérieur. Il n’est pas facile de
vivre mal une grossesse débutante, qui plus est la première grossesse
de sa vie de femme."
Donc au contraire je suis très sensible à ce que peuvent vivre des ados dans cette situation, et en particulier les filles, parce que les garçons ne se rendent pas vraiment compte des choses à ces âges-là.
Mais je rejoins cathy : c’est une mesure d’urgence, ce n’est pas un règlement de fond. Elle ne doit pas exonérer les parents et leurs ados d’une communication franche et claire sur le sujet. Les pères devraient parler à leurs fils avec une autorité forte pour les rendre conscients de ce qui est engagé. Je connais des parents qui ont pris leurs responsabilités et il n’y a jamais eu de grossesse précoce ou non désirée.
Mais ce n’est pas toujours si simple. C’est pourquoi je dis : faute de mieux.
Cette mesure devrait être accompagnée d’une incitation à parler avec les parents, et dans le jeune couple aussi. La sexualité, c’est bien, mais elle a des conséquences, et ce sont les filles qui vivent ces conséquences le plus fortement.