ffi : il y a collaboration des neurones, vis à vis d’une problématique, qui permet le raisonnement individuel. La collaboration des humains vis à vis d’une problématique n’est pas un raisonnement du même ordre que celui des neurones. On peut changer le nom si vous voulez. Mais il y a de l’intelligence au sens où l’échange, la complémentarité, le contrôle mutuel permet d’éviter des écueils ou des orientations privilégiant des intérêts particuliers.
On peut concevoir l’intelligence collective comme une puissance d’appréhension et de gestion de l’environnement collectif. Il est indéniable que la multiplicité est indispensable dans la plupart des problématiques collectives.
Pour donner un exemple rudimentaire : google est en train de numériser plein de bouquin anciens dont les écritures sont parfois quasi-illisibles. Pour résoudre le problème, ils utilisent des bouts de mots illisibles comme codes à déchiffrer sur toutes sortes de sites. Ils arrivent ainsi à déchiffrer en prenant les réponses les plus courantes des gens. Point de raisonnement ici, mais l’illustration de ce que la perception, qui a la base de tout raisonnement sur une problématique complexe, peut être plus fine si on écoute tout le monde : le collectif bien organisé a une puissance de calcul supérieure, et cela croît exponnentiellement.
Un problème comporte un nombre de facettes qui n’est pas connu a priori. C’est l’observation du problème par des partis variés voire opposés qui permet d’apprécier le plus de facettes du problèmes. Ce sont les intérêts variés ou contradictoires qui permettent d’éviter de s’enfoncer dans des conceptions trop orientées, favorisant des intérêts particuliers.
Tout ceci aide le groupe à mieux s’adapter en tant que groupe à son environnement, plutôt que de s’adapter au profit d’une minorité. C’est donc une forme d’intelligence.
Bien entendu, le groupe peut aussi faire l’objet de la manipulation, d’où l’intérêt d’une éducation de qualité pour tous, de l’abolition des privilèges (revenus en force : les puissants d’avant se payaient des milices et des prêtres pour sauvegarder leur ordre, ceux d’aujourd’hui achètent les médias) et de jeter sa télévision.