Selon Robert Mundell (prix Nobel d’économie), pour prévenir la faillite d’une monnaie pluri-nationale lors d’un choc asymétrique (ce qui arrive notamment en Grèce), il n’existe que 3 moyens :
-une harmonisation des politiques fiscales et salariales... Un peu trop tard pour ça. Du reste, les pays de l’est ne seraient jamais d’accord pour une telle harmonisation puisqu’ils sont entrés dans l’UE précisément pour attirer les industries chez eux.
-une injection massive de capitaux vers le pays subissant le choc. Ce qui se déroule sous nos yeux, sans grand succès.
-une mobilité géographique du pays en question vers les autres i.e. que les Grecs aillent trouver du boulot en France, en Allemagne, etc... Déjà, bonne chance à eux mais en sus, la mobilité en question, déjà très restreinte au sein même des pays de l’UE, est inexistante entre les membres.
Et comme par hasard, cette dernière solution fait l’objet d’un article innocent de la part de M. Herbinet.
Cher Monsieur, vous nous prenez pour des dupes. Votre objectif n’est nullement « d’aider les professionnels à développer leur autonomie » ou encore « instaurer un dialogue entre les cultures ». Ce n’est pas non plus de sauver les Grecs. Non, votre article a pour but de trivialiser la notion de mobilité géographique au sein de l’Union Européenne afin de sauver l’Euro ; de préparer le terrain car vous savez bien, en tant qu’Européiste convaincu, que ce qui touche aujourd’hui la Grèce va peu à peu s’étendre à toute l’Europe.
Vous me faites penser à ces membres du MRP dont De Gaulle dénonçait les arrière-pensées lorsqu’il critiquait la construction européenne.