à easy
Vous écrivez : Le coeur de votre discours ici c’est que vous trouvez arrogant, lorsqu’on n’en est pas, d’en parler.
Pas du tout, ce n’est pas du tout le coeur de mon discours. Absolument pas.
Je ne suis pas dans le registre moral.
Libre à vous de trouver que la « méthode » de décisions politiques pour les banlieues est une méthode arrogante. Ce n’est pas mon propos.
Je dis que cette façon de faire ne marche pas et ne marchera pas parce qu’elle est inadaptée, intellectuellement, et inadaptée politiquement. Pas parce qu’elle serait mauvaise moralement.
J’appelle à trouver des solutions partagées, co-bâties. Et pour cela, me semble-t-il, il faut créer une parole, des institutions portant paroles des citoyens de banlieues. Il faut accepter de prendre beaucoup de temps où on a l’air de ne rien faire, de ne pas avancer. Il faut accepter d’entendre, au début, des paroles odieuses, insupportables. SI on n’accepte pas ce passage odieux, on continuera à dépenser de grosses sommes sur ce qui nous fait plaisir, à nous, et qui nous semble juste et bon... et nous enverrons les CRS parce que cela ne créera pas de paix sociale, en se disant : « C’est incroyable ; mais comment sont ces gens ? »
J’ai déjà écrit des choses en ce sens il y a 6 ans.