Ayant travaillé une décennie dans une grande et célèbre ( enfin, anciennement célèbre...) Université littéraire parisienne, j’ai pu constater comme tant d’autres, le très faible niveau de ces « étudiants » en provenance de nos anciennes colonies.
Certains n’étaient pas ou quasiment pas francophones.
Diplômés, bien entendu, au bout d’un certain nombre d’années, et fréquemment dans des spécialités sans rapport avec les besoins des pays d’origine.
Et tous, bien entendu, exprimant un fort désir de rester en France, et d’obtenir un job en rapport avec leurs études ( ce désir est partagé par l’étudiant français moyen, lui aussi exigeant un travail « bac + 5 », quel que soit par ailleurs ce bac + 5, (et je vous assure que pas mal de mastères ont des profils parfaitement inemployables).
Le malheur, c’est qu’en même temps, et c’est peut-être en liaison avec la chute drastique du niveau, et la perte de réputation qui s’en est suivie à l’international, le flot d’étudiants étrangers s’est tari pour certains pays : plus de Canadiens, plus d’Américains, plus de Scandinaves, de moins en moins de Russes, de Chinois et d’Indiens.
Il suffit de se renseigner sur le niveau de certaines filières, ou de certaines Ecoles de Langues et de Traduction, pour comprendre l’étendue du désastre.
Ce sont des salles d’attente à la carte de séjour, et les moyens d’y arriver sont connus de tous.
La France a sans doute beaucoup d’étudiants étrangers, cela coûte cher et rapporte peu,
mais elle se glorifie bruyamment de son nombre élevé de touristes ( qui eux aussi rapportent souvent assez peu, ou même coûtent beaucoup).
Ce sont parfois les mêmes personnes, puisque si une filière ne fonctionne pas, on en essaye une autre.
Force est de constater que ces « étudiants-touristes » ne profitent ni à leur pays d’origine, ni à leur pays d’accueil, et seraient bien en peine de trouver dans le monde un autre lieu d’accueil aussi « accueillant », où l’on n’a besoin ni d’un certain niveau intellectuel, ni d’un certain niveau financier, pour devenir « Diplômé ».