@ musashi,
je ne ferai pas de meilleure réponse que cette citation :
« lorsque les gens (de Washington) parlent de déficits et de la
dette, en gros ils n’ont aucune idée de ce dont ils parlent - et ce sont ceux
qui en parlent le plus qui la comprennent le moins… Ceux qui s’inquiètent des
déficits peignent le tableau d’un futur dans lequel nous sommes appauvris à
cause des sommes que nous devons rembourser après nos emprunts. Ils voient
l’Amérique comme une famille qui aurait contracté un crédit trop important et
qui aurait donc des difficultés à payer ses échéances tous les mois. Ceci est
une analogie vraiment mauvaise, sur au moins deux plans. Tout d’abord, les
familles se doivent de rembourser leurs dettes. Pas l’état - tout ce qu’il doit
faire est de faire en sorte que sa dette augmente moins vite que son assiette
fiscale.…. Nous avons besoin de davantage - et non
de moins - de dépenses d’État pour nous sortir de ce piège du chômage. Et cette
obsession malavisée nourrie d’inexactitudes au sujet de la dette nous barre la
route. » (Paul Krugman)
Krugman évoque la dette américaine. Mais ce qui vaut pour la dette d’un pays, toutes choses égales par ailleurs, vaut pour tous les pays. Maintenant, vous en pensez ce que vous voulez.