Les français sont frondeurs, c’est
certain, mais pas absurdes au point d’ignorer les conséquences de
leur choix final, pouvant être assez éloigné de celui du premier
tour, manifesté par bon nombre d’entre eux pour se soulager de leurs
angoisses à peu de frais.
Quelles qu’aient été les erreurs de
jeunesse du Président sortant, les français de droite comme de
gauche ont tous vécu un quinquennat au cours duquel l’opposition
s’est lamentablement cantonnée dans le ragot, et l’invective, au
service de lamentables combats d’arrière-garde, d’obstruction et de
retardement stériles. Ils ont constaté que cela n’a pas empêché
le pouvoir d’avancer dans son programme de réformes tout en
parvenant à freiner les effets de la crise, au point d’éviter au
pays une situation à la grecque ou à l’espagnole, ce qui aurait
immanquablement été le cas si Ségolène avait été aux manettes. Sans remonter aux conséquences calamiteuses du mitterrandisme, il n’est que de voir comment sont gérées les collectivités
territoriales, dont particulièrement celles qu’elle et son ex
dirigent, pour avoir une idée de ses compétence en matière de
gestion.
Les français savent donc bien qu’au
lendemain d’une élection perdue par la droite :
- Il y aura la queue aux guichets des
banques
- La France, perdant ses appuis les
plus précieux verra sa note financière immédiatement dégradée
- La formation d’un nouveau
gouvernement sera des plus problématiques et il sera en tout état
de cause paralysé par les luttes que se livreront ses composantes.
Qui peut imaginer voir rassemblés et durablement travailler ensemble
: Hollande, Aubry et leurs proches (déjà entre eux), avec Mélenchon
et Joly ?
- La France sera sans défense face à
la crise qui perdure et menace même de s’amplifier.