Le candidat du Parti Communiste a recueilli un peu plus d’un quart des voix parmi les militants du syndicat communiste CGT. Et il faut y voir le signe que Mélenchon est le candidat des ouvriers z’exploités par le grand capital... Moi, j’y vois au contraire la démonstration de la thèse même que vous essayez de contrer. Il y a un tiers d’ouvriers dans la population active française, c’est à dire, au doigt mouillé, 15% des votants (il n’y a pas que des actifs parmi les votants). Parmi ces 15% de voix, 15% ont voté Mélenchon, on en déduit que dans la population totale des votants, 2,25% étaient des ouvriers votant Mélenchon. Or, l’ami Jean-Luc a recueilli 11% des suffrages. Donc, les 8,75% restants sont des non-ouvriers. C’est sûrement plus d’ouvriers, en proportion, qu’on n’en voit sur les plateaux télé et sur les bancs de l’Assemblée Nationale, mais le FdG n’est quand même pas vraiment ce qu’on peut appeler un « parti ouvrier ». En témoigne en particulier la faible percée de J-L M. chez les cégétistes ; le fait que le candidat communiste convainque à peine plus d’un électeur sur quatre parmi les militants du syndicat communiste n’est sûrement pas le signe d’un fort vote populaire.
Plus généralement, il suffit de voir les manifs d’indignés et meetings de Mélenchon pour comprendre que l’on n’a pas affaire à une agitation réelle de la classe populaire, mais à la révolticule d’une petite bourgeoisie bien-pensante, principalement de fonctionnaires qui, c’est un fait, ne sont en rien en prise avec les réalités de la concurrence internationale.