@ chab
Je réagis ici à vos messages, je trouve que vous passez outre plusieurs concepts pourtant fondamentaux qui définissent l’échange économique.
Déjà, l’homme étant propriétaire de lui-même, il possède le fruit de son travail et à ce titre il est libre de l’échanger, de le vendre, de le conserver ou de l’investir selon des contrats libres passés avec autrui. Le « capitalisme », ce n’est rien d’autre que l’expression de cette liberté, de ces droits imprescriptibles de l’être humain.
Ensuite, je me trompe peut-être, mais il me semble que vous oubliez que la valeur n’existe pas en dehors de l’échange marchand. Ce que je produis n’a de valeur qu’à partir du moment où je trouve quelqu’un pour me l’acheter. Ainsi vous pouvez être extrêmement qualifié et travailler très dur, si ce que vous produisez n’a de valeur aux yeux de personne il ne sera jamais juste ni « mérité » que vous touchiez une compensation financière pour ce « travail ». Il suffit pas de travailler beaucoup ou d’être qualifié pour créer de la valeur, et ce n’est même pas nécessaire d’ailleurs, il faut avant tout répondre au besoin d’un client, aider son prochain à résoudre son problème. Dans cet échange réside la valeur marchande, pas ailleurs.
Enfin, il s’ensuit que « garantir » un revenu ne peut se faire qu’à travers un contrat : l’individu cotise, c’est à dire investit, pour avoir droit à des indemnités chômage, des dividendes d’une entreprise, une retraite ou une assurance en tout genre. Ici aussi, la valeur de l’investissement va être liée à la valeur des revenus qui en découleront, et empêcher ce mécanisme ne peut se faire qu’au détriment de tout le monde.