D’un point de vue purement républician et laïque, le mariage est une niche fiscale. La contrepartie était une responsabilité des couples. Par rapport à la procréation bien sur, mais aussi par exemple, avec le devoir d’assistance aux parents, y compris du conjoint. Donc,d’un certain point de vue, la société accordait une aide à des gens prêt à assurer une partie de la solidarité collective. Une partie de la cliéntèle PS a obtenu sensiblement les mêmes avantages, mais sans la part de responsabilité. Avec le PACS, on a les réductions d’impôts, mais pas l’obligation de s’occupper de la vieille maman du pacsé pour autant que je me souvienne. Dans le PACS hétéro, on pouvait encore vaguement éspérer quand même une incitation à la reproduction. Avec la « mariage » homo, il est indispensable d’exiger le droit à l’adoption pour justifier l’aquisition de tous les avantages fiscaux liés. Mais celui ci est largement potentiel. Il n’y a pas « d’offre » ( insuffisance du nombre d’adoptés potentiels. N’importe quelle autorité responsable privilégiera l’adoption par un « couple mixte » à priori au nom de l’interêt de l’enfant. Il est aujourd’hui peut être plus facile d’adopter comme célibataire, même homo de fait que comme couple homo. Il est aussi sans doute fiscalement plus avantageux d’être un couple homo de fait, constitué de deux célibataires adoptant indépendemment l’un de l’autre. Il existe donc sans doute une erreur dans le calcul. Il n’est pas sur que le mariage homo soit fiscalement plus intéressant que le PACS homo ou le célbat juridique homo vécu en couple avec enfant. Ainsi, la question du coût potentiel des pensions de reversions dans l’un et l’autre cas aurait été étudiée par Bercy, mais les chiffres feraient tellement froids dans le dos que la publication n’a « pas été jugée souhaitable ». ( avec les socialistes la transparence s’arrête là ou commence les questions de fric public).
En définitive, il s’agît d’accorder une niche fiscale à une clientèle électorale caractérisée par son mode de sexualité, sans aucune préoccupation sociale. Un très riche homo pourra défiscaliser une partie de son revenu pour entretenir un jeune giton au même titre qu’un prolétaire homo marié avec un autre prolétaire homo pourra faire une déclaration communne. Pourquoi pas ? Parce que : 1) Il y a sans doute d’autres priorités plus sociales dans un pays où il y aurait « 11 millions de pauvres ». On ne voit pas en quoi l’homosexualité devrait etre privilégiee dans la course à l’évitement de l’impôt. Après tout un riche hétéro qui entretien une famille mais aussi une maitresse pourrait tout aussi légitimement réclammer sa niche fiscale. Compte tenu du statut matrimonial de l’actuel président, on ne peut du reste rien exclure à priori. Et quand on pense à celui qu’il a remplacé au pieds levé comme candidat,on ne peur s’empecher de penser à toutes sortes de variantes éminemment modernes, progressites et justes, aussi bine de doirte que de gauche : défiscalisation des heures sup pour les filles du Carlton, où demi part supplémentaire à partir d’un certain nombre de maitresses régulières ?)
Comme d’habitude, sous des dehors de « droits » d’égalité« , de »modernité« il s’agit bien de savoir dans quelles poches on prend pour donner à qui, et pourquoi. Il est assez détestable de voir la gauche, comme d’habitude, habiller ses grands égoïsmes et ses intérêts électoraux, pas plus illégitimes que ceux des autres, de »grands principes« .
Au delà de l’aspect républicain et fiscal, on nepeut s’empêcher de sentir que dans cette idée, il y a aussi le nihilisme antropologique de toutes les gauches, détruire toutes les structures existantes, les liens sociaux réels et plus fondamentalement, leur totalitarisme larvé. En détruisant les solidarités naturelles, ont créé aussi des individus plus dépendant de l’Etat. Du reste, des études on montré que le libéralisme sexuel allait en général de pair avec la pression fiscale. Des états de plus en plus obèses et désireux de régir l’existence des gens avec leur propre argent, compensant en laissant à ceux-ci toute latitude dans ce seul domaine. Baiser ! Nous nous occupons du reste. On pense au livre »un bonheur insoutenable".
Enfin, il y a l’aspect purement intellectuel. On nous serine depuis 68 que le mariage est une institution bourgeoise dépassée, castratrice et répressive. Il devient une libération égalitaire si il devient homosexuel. Comme les gens de gauche ne sont sans doute pas plus bête que les autres, il est clair que l’on a afffairre à une provocation d’enfants rebelles, tentant de voir jusqu’où ils peuvent aller trop loin dans leurs exigences contradictoires afin d’éprouver l’autorité des parents. L’idée que des gens pareilles président aux grandes décisions dans notrepays fait un peu frod dans le dos.
On ne peut s’empécher de souhaiter que les gauches deviennent un jour adultes, mais on n’a pas l’air d’en prendre le chemin