Mais, Romain, la
différence est entre une légende et une période partiellement historique (moins
ancienne) interprétée par des hommes comme
justement violente au profit d’un
peuple « choisi par Dieu ». C’est à partir de cette période que naît la
justification de la violence « des hommes justement motivés » comme une des caractéristiques principales des
religions monothéistes actuelles.
Cette justification a été
combattue, au sein du judaïsme,
par Jésus de Nazareth, mais il n’a pas réussi à la faire rejeter par ceux qui,
se réclamant de son message, ont créé une autre religion monothéiste gardant
la croyance dans une « bonne violence de Dieu », aujourd’hui toujours enseignée comme juste par
le christianisme.
La lecture de »Qui
est Dieu ?" de Jean Soler me paraît essentielle pour l’avancée de la
réflexion objective et honnête sur la violence religieuse (qui perdure et
s’amplifie très logiquement depuis l’arrivée de l’islam).
Le prophète Mohamed
n’aurait probablement eu aucun succès si les Pères de l’Eglise catholique
n’avaient, avant son arrivée, re-confirmé - re-sacralisé - la »bonne violence de Dieu« ancienne et
»bien interprétée">span>
L’islam ne serait pas
actuellement l’un des principaux obstacles à la paix du monde si le pape actuel et la hiérarchie catholique ne lui confirmaient que
Dieu peut parfaitement, « pour une bonne cause », commander des
massacres, et même des génocides.
Qui croit vraiment à la force de conviction des
arguments du genre "Vous comprendrez et cesserez toute violence si vous
voulez bien admettre que le bon Dieu et la bonne cause sont les nôtres."