Et encore :
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/08/19/affaire -de-l-arc-i-l-appel-des-777.html
Affaire de l’ARC - L’appel des 777 scientifiques
Le 19 août 2012, JOL Press écrit dans une rubrique intitulée REUSSIR
SA VIE : « Exit le talent, c’est l’assurance qui fait
la différence », faisant état d’une étude chercheurs de la
Haas School of Business de l’Université de Californie, à Berkeley.
Doit-on s’étonner de la décadence des pays dits occidentaux ? Et
quelles sont les véritables sources de l’assurance, si ce n’est
les origines familiales, les « relations », le lobbying, le
sentiment d’appartenance à un « groupe »... ? Le 19 août
également, Le Républicain Lorrain emploie le titre « Le savant universel » pour
évoquer la mémoire du mathématicien et physicien français Henri
Poincaré. Deux points essentiels sont pourtant oubliés : le rôle
d’Henri Poincaré dans la défense du capitaine Alfred Dreyfus, et
sa paternité de la théorie de la relativité restreinte. Sur cette
deuxième question, ne peut-on penser à un « effet de groupe » lié
à l’attitude des physiciens nucléaires français de l’époque alors
que Poincaré avait désavoué un modèle de l’électron du à Paul
Langevin ? Henri Poincaré était de surcroît le cousin germain d’un
politique connu (Raymond Poincaré) et semble s’être heurté à des
réactions « de groupe » pour cette raison. Et que penser du rôle
des « effets de groupe » dans la triste affaire qui a secoué dans
les années 1990 l’Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC) devenue
fondation en mars 2012 ? Une crise au cours de laquelle on a vu
rien de moins que 777 scientifiques influents du Centre National
de la Recherche Scientifique (CNRS), de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), des
universités et d’autres appartenances voler publiquement au
secours du président de l’ARC de l’époque, Jacques Crozemarie.
Lequel fut plus tard condamné à quatre ans de prison pour «
abus de confiance, complicité et recel d’abus de biens sociaux,
complicité et usage de faux, fausses déclarations en vue de
l’obtention d’allocations de chômage indues ». Pourquoi
tant de collègues du CNRS, de l’INSERM et d’autres établissements
français se sont-ils laissés entraîner début 1995 dans l’opération
foireuse qu’a été l’incroyable « appel des 777 » fustigé plus tard
par l’ouvrage de Jean Montaldo Le gang du cancer (Albin
Michel, 1996) ? De toute évidence, des considérations à caractère
corporatif ont primé sur l’objectivité et la sérénité qu’exigeait
une telle situation.
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]
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/08/21/affaire -de-l-arc-le-sos-de-1000-chercheurs.html
Affaire de l’ARC - Le SOS de 1000 chercheurs
Le 21 août 2012, Le Figaro écrit « L’Unef demande des comptes à
François Hollande », à propos des frais accrus qui
attendent les étudiants à la rentrée dans un contexte de pénurie
économique croissante. De son côté, l’Humanité diffuse
une analyse intitulée « Ce mardi dans l’Humanité, le
scandale des « prépas » payantes ». La prétendue « crise »
qui frappe le plus grand nombre est en réalité une machine à
renforcer les inégalités et l’appauvrissement de la majorité de la
population au bénéfice des plus riches et privilégiés. Mais
s’agissant de l’enseignement supérieur et de la recherche, quelle
est la part de responsabilité des coupoles scientifiques
elles-mêmes, à commencer par les secteurs les plus influents ? Le
parcours de l’affaire de l’Association pour la Recherche sur le
Cancer (ARC) entrepris dans nos articles « Affaire de l’ARC - L’appel des 777
scientifiques » et « Affaire de l’ARC : pourquoi s’en souvenir (I)
» aboutit d’emblée à des constats peu rassurants. A
fortiori, dans le contexte actuel où la presse
internationale s’inquiète des dysfonctionnements croissants du
monde scientifique, les ravages du lobbying et des conflits
d’intérêts se manifestant dans de nombreux domaines et jusqu’à la
crédibilité des résultats scientifiques les plus médiatisés. Que
penser, dans ce contexte, du constat diffusé par VousNousIls
le 21 août avec le titre « Un étudiant français à Berkeley
compare les universités américaines et françaises » ? En
réalité, les Etats-Unis sont en avance par rapport à la France en
matière d’études chères et d’abandon social. Mais le sens de
l’évolution semble bien être le même dans les deux pays. Que
penser, par rapport à cette dégringolade, des détournements de
fonds intervenus dans l’affaire de l’ARC et dont la destination
semble rester pour l’essentiel inconnue ? Et si l’appel des 777
scientifiques soutenant Jacques Crozemarie contre le contenu du
rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a de
quoi choquer, le SOS de 1000 chercheurs lancé alors que la Cour
des Comptes avait déjà rendu ses constatations provisoires paraît
tout simplement incompréhensible. Pour quelle raison des
scientifiques confirmés du Centre National de la Recherche
Scientifique (CNRS), de l’Institut
National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), des
universités et d’autres établissements ont-ils accepté de
participer à une telle mascarade ?
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Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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