@Alinea
Il y aurait bien une autre solution : les socialistes envisagent
de légaliser l’euthanasie. C’est-à-dire de « piquer »
les vieux qu’on arriverait à persuader de préférer l’excellente
solution d’une « mort dans la dignité ». Ca se ferait
« médicalement », au fond de l’abattoir hospitalier, à
l’abri des regards, avec une seringue soigneusement aseptisée, pour
éviter les infections. Bref, honteusement, un peu comme on pique les
chiens pour qui on ne peut plus rien, dans l’arrière-cabinet des
vétérinaires.
Pourquoi ne pas leur proposer, à ces vieux, de mourir
glorieusement, en plein soleil, comme le « toro bravo ».
La pauvre bête, dans 80% des cas, ne songe qu’à fuir, même pas à
se battre, et n’a jamais souhaité un pareil destin. Or la
plupart des vieux, selon les afficionados de l’euthanasie, ne
souhaitent rien tant, et très « librement », que d’être
achevés. Apparemment, pour les sombres abrutis crapuleux qui
affectionnent les corridas, c’est une espèce de promotion que de se
faire embrocher par l’épée d’une espèce de taré couvert de
pacotille rutilante. On leur planterait donc d’abord quelques
fourchettes à escargots dans la couenne pour leur redonner un peu de
vitesse avant l’estocade. Quelques-uns feraient sans doute
immédiatement une mort subite, mais pour ceux qui seraient encore
capables de tenir le coup dix minutes, quelle apothéose ! On leur
mettrait un casque à cornes, comme à Vercingérorix. Et je ne parle
pas de quelques uns à qui cette expérience redonnerait d’un seul
coup le goût de vivre et qui parviendraient à planter jusqu’à l’os les cornes du
dit casque dans la barbaque du garçon boucher. Le sens des vies les
plus ratées se trouverait ainsi d’un seul coup magnifié aux yeux de
la populace.