N’oublions pas que le « régionalisme » fait partie d’une stratégie subversive des services allemands appliquée en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie, etc.
La cause de guerre en Europe n’a jamais été la défense du droit
national. C’est a chaque reprise la tentative hégémonique impériale et
la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui est la cause
des conflits en Europe depuis le premier Empire germanique.
Or
la France n’a existé depuis la bataille de Bouvines et Philippe Auguste
que par opposition à cet impérialisme au nom de la souveraineté et de
l’indépendance nationale. C’est cela le véritable esprit de la
résistance : la résistance à l’oppression impérialiste.
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voir aussi :
Occupation et Résistance
"L’Empire des Habsbourg
Parallèlement,
le ministre-président de Bavière Franz-Josef Strauss a été l’initiateur
de mesures destinées à détacher économiquement la Slovénie et la
Croatie de la république fédérative de Yougoslavie. On s’est servi du
« groupe de travail Alpen-Adria » créé à la fin des années 1970, dont le
but était de rapprocher de l’Allemagne du sud, par une politique
d’« organisation de l’espace », d’anciennes provinces de l’Empire
austro-hongrois, dont des Bundesländer autrichiens et le nord de
l’Italie (Bolzano-Alto Adige/« Südtirol »). Des représentants des
parlements régionaux de Slovénie et de Croatie - les deux régions
avaient elles aussi fait partie de l’Empire austro-hongrois - ont
participé dès le début aux réunions de l’organisation Alpen-Adria. Un
Français avait critiqué cette coopération, "officiellement subventionnée
à des fins culturelles par des crédits bavarois« pour »aider, en
Slovénie et en Croatie, des groupes qui se détournaient de tout ce qui
était serbe« : »C’est ainsi que la séparation a été préparée
psychologiquement."[5]
Brusqués
L’Allemagne
de l’Ouest a encouragé de plus en plus ouvertement les gouvernements
régionaux de Ljubljana et de Zagreb à faire sécession, quand la
Yougoslavie, en 1987, s’est trouvée au bord de la faillite à cause d’une
crise de paiement des dettes, et qu’elle a dû se soumettre à un sévère
programme d’adaptation des structures du Fonds monétaire international
(FMI).[6] L’argument de Bonn a été que la Slovénie et la Croatie
n’auraient une chance d’être admises dans l’Union européenne que si
elles se séparaient du Sud pauvre de la Yougoslavie. Fortes de ce
soutien, la Slovénie et la Croatie ont déclaré leur indépendance en juin
1991, en violation de la Constitution yougoslave. La première guerre de
sécession en Yougoslavie s’en est suivie. Tout d’abord, mis à part
l’Allemagne, l’Autriche et le Vatican, aucun Etat n’était prêt à donner
son accord pour un démembrement du pays. Aussi le gouvernement fédéral
a-t-il brusqué, début décembre 1991, ses alliés de l’UE et de l’Otan,
ainsi que ceux de l’ONU, menaçant pour la première fois depuis 1945 d’un
cavalier seul de l’Allemagne sur la scène internationale : l’Allemagne
annonça que même si aucun autre Etat ne la rejoindrait, elle allait
reconnaître fin 1991 l’indépendance nationale des deux républiques
sécessionnistes.
Informations sur la politique extérieure de l’Allemagne
Scharping, son chef de gouvernement et son collègue du
ministère des affaires étrangères ont justifié la guerre avec une
véhémence particulière. Ils avaient de bonnes raisons de le faire, la
République fédérale d’Allemagne ayant pris une place particulière à côté
des Etats-Unis, parmi les 19 Etats agresseurs. Souligner la faute de la
République fédérale ne signifie pas réduire celle des autres
agresseurs.
Toutefois, l’Allemagne est le seul Etat à avoir sévi contre
la Serbie et la Yougoslavie à plusieurs reprises. Au cours d’un siècle,
elle a participé pour la troisième fois à une agression contre le pays
et ses peuples.
Elle a violé de la façon la plus flagrante, outre la Charte
des Nations Unies et d’autres documents fondamentaux du droit des gens,
la convention par laquelle les principales puissances de la coalition
opposée à Hitler ont accepté la renaissance d’un Etat allemand unifié.
Par le Traité deux-plus-quatre, qui a la portée d’un traité
de paix, elle avait déclaré solennellement « que le sol allemand ne
générerait que la paix » et « que l’Allemagne unifiée ne recourrait plus
jamais aux armes si ce n’est conformément à sa Constitution et à la
Charte des Nations Unies ».1
Et cette même République fédérale d’Allemagne a violé comme
aucun autre Etat sa propre constitution qui, tirant la leçon de la
guerre fasciste d’agression, prévoit sans ambiguïté à son article 26 :
« Les actes susceptibles de troubler la coexistence pacifique des
peuples et accomplis dans cette intention, notamment en vue de préparer
une guerre d’agression, sont inconstitutionnels. Ils doivent être
réprimés pénalement. »2
Le rôle des Allemands dans les Balkans, un ancien ambassadeur témoigne
Le ministre allemand de la Défense de l’époque, Volker Rühe
(CDU) avança, lui, l’argument, qui devait plus tard devenir la position
officielle du gouvernement allemand, que Milosevic effectuait un
nettoyage ethnique à grande échelle. Il dit : « Le problème du Kosovo ne
peut pas être résolu en envoyant des troupes en Albanie, en fermant la
frontière avec le Kosovo et en encourageant, ce faisant, les agissements
de monsieur Milosevic ». Des commentaires qui revenaient à un chèque en
blanc aux activités de l’UCK.
En 1999, la Frankfurter Allgemeine Zeitung révélait que l’UCK
était encouragé par l’Allemagne et d’autres pays à provoquer une crise
humanitaire dont on se servirait comme justification pour une
intervention de l’OTAN. Le journal citait dans ce contexte un passage du
rapport général d’une session parlementaire de l’OTAN sur la crise du
Kosovo : « Les répressions serbes ont diminué dans la période d’octobre à
décembre 1998. De l’autre côté, il y a une insuffisance de mesures pour
contenir le UCK, qui a été capable de collecter des dons aux Etats-Unis
et en Europe de l’Ouest, en particulier en Allemagne et en Suisse,
ainsi que d’engager des recrues et de faire passer des armes par la
frontière albanaise. Sur cette base l’UCK a été capable d’intensifier
fortement ses attaques contre les forces de sécurité serbes et contre
les civils à partir du début de décembre 1998 ».
"Plus
encore qu’au cours des dix années précédentes dans les autres régions
de Yougoslavie, l’Allemagne nouvellement réunifiée joue un rôle de tout
premier plan dans le conflit du Kosovo. Après cinq décennies
d’hibernation, l’impérialisme germanique réactivé revient sur le devant
de la scène, profitant de la relative mollesse de son grand concurrent
américain (ère Clinton) et de l’effarante naïveté de ses partenaires
européens (Mitterrand). Cette fois, on ne se contente plus de discours ;
on prépare activement l’agression militaire contre la Serbie, la
troisième depuis 1914. "