Je reprends le fil de
la discussion car cette critique de Michéa est d’une nullité rare. Un morceau d’anthologie
que ce texte que vous nous livrez.
Je reconnais bien dans
ce texte ce ton mi-méprisant mi-autoritaire du militant/sympathisant petit
bourgeois d’extrême/ultra-gauche.
J’en
ai croisé trois douzaines dans ma courte
vie. Intellectuel(-le)s autoproclamés… Fille de colonel rejetant son
milieu social
d’extraction, rebelle passé par les grandes écoles de « management » avant
de se découvrir une âme de révolutionnaire (ou l’inverse), étudiants en
deug
de sociologie qui tiennent les AG étudiantes (tremplin pour l’entrée
dans la
Grande politique) à la manière des gardes rouges, faisant re-voter les
"ordres
du jour" jusqu’à ce que le troupeau se soumette à leur avis…
…et qu’on retrouve deux
ans plus tard à Sciences po’ puis au bureau national du Parti Socialiste…(bah
oui, peu de places pour faire carrière à la LCR/NPA...)
Vision du monde
définitive. Discours totalisant/totalitaire : "C’est comme ça…Michéa
est un réac’ on vous le dit, croyez-le !"
Extrait :
« On lui conseille […] d’écouter la
belle chanson de Michèle Bernard, Nomade.
Et puis, avouons-le, notre
sympathie va aux peuples nomades. »
On propose d’écouter une
chanson quand les mots manquent pour argumenter. Une idée en appelant une autre, cela m’évoque, d’une
certaine façon, les manifs « festives » (djembés, grosses caisses,
slogans sortis d’un atelier d’écriture pour cppn ou 1ère Littéraire
ce qui revient au même) organisées par certains syndicats et partis collabos… avec
parcours évitant soigneusement tous les
lieux du pouvoir pour empêcher les débordements (faudrait pas que Besancenot ou
Mélenchon se fâchent avec leurs maîtres…).
Reprenons. Sur la
question du « nomadisme », il est évident que Michéa critique le « nomadisme » de l’hyper-classe
mondiale des DSK et autres Attali ( « Un pays est un hôtel » selon ce dernier…)
et pas à celui de certains groupes ethniques (Rroms…).
Mais,
il met en avant -il
est vrai- la fascination des « gauchistes » pour la « cause des Rroms ».
Il pointe donc cette magistrale contradiction gauchiste qui consiste à
« défendre » un groupe ethnique ultra-conservateur, très attaché à ses
traditions, refusant
les mariages mixtes, dont les valeurs sont
aux antipodes de celles de ces gauchistes justement…en dehors du
« nomadisme »...de la « mobilité » (vocabulaire libéral repris par les
universitaires de gauche)...
...des gauchistes
confondant donc « mobilité »/« tourisme » et mode de vie nomade (et toutes les
contraintes socio-culturelles qui vont avec). Ils aiment voyager, l’exotisme
certes… mais sachant parfaitement qu’un loft de 300m2 les attend au retour de
leur périple en Inde ou au Cameroun…
Bref, avec ce texte que
vous nous proposez, on est la plupart du temps dans le "Nous, on aime ça,
c’est bien !. Vous n’aimez pas ? Vous êtes des cons !"
On en est resté à ce
que j’appellerai le « stade de l’anarchiste allemand » (cf. l’affaire
Cohn-Bendit/Marchais). Rien dans les propos de Michéa ne laisse entendre ce que
l’auteur en interprète…
D’ailleurs, même pas un propos sérieux sur le »donner, recevoir et rendre" de="de" marcel="marcel" fondamentale="fondamentale" chez="chez">span>
Je finirai en disant
que la vérité c’est que la « classe ouvrière » n’a jamais voulu de « vous ». Vous
avez passé plus de temps à taper sur le PCF -le seul parti réellement « ouvriériste »
qui était en mesure d’accéder un jour au pouvoir- que sur la droite
pompido-giscardienne et ses successeurs. Vous avez préféré mettre en avant des
clowns « Laguiller-travailleurs-travailleuses » ou des
tartuffes-manipulateurs « Krivine-Besancenot »… aujourd’hui Mélenchon…
Vos amis/alliés de la
droite économique ne vous remercierons jamais assez… 