@ Soi-même
La différence entre le coupable « en état de démence au moment des faits » et le criminel ordinaire tient à son rapport à la réalité .
Si un schizophrène délirant est persuadé que sa maison est envahie par des monstres extra-terrestres et donc se met à éliminer ceux qu’il croit sincèrement être ces monstres extra-terrestres, ( en l’occurrence, les membres de sa famille ) il n’est pas responsable de son acte, qui lui a été dicté par son délire.
Un paranoïaque pourra croire que les autres membres de sa famille veulent l’éliminer parce qu’il sont des agents au service d’une conspiration communiste internationale alors que lui-même va se croire en mission secrète pour sauver le capitalisme. Il va prendre les devant et les tuer , croyant être en « légitime défense ».
Un mélancolique délirant va assassiner sa famille dans un « suicide altruiste » : il est persuadé que le monde va s’effondrer d’une façon tellement épouvantable qu’il tue ses proches pour leur éviter les affres de la fin atroce qui leur serait promise autrement.
Alors que le « mauvais » va tuer sa famille parce qu’il a été privé pendant quinze jours de jeux vidéos ( en punition d’une mauvaise note, par exemple ). Il n’est inspiré dans son action que par la défense de son intérêt égoïste, et non pas par des délires ravageurs comme les autres criminels que j’ai cité précédemment...