@cassandre il me
semble que vous n’avez pas pris le temps de visionner attentivement cette vidéo qui est
centrée, je viens de le dire, sur le modèle expérimental des spécialistes américains
versus le modèle expérimental des norvégiens. Il est clair que les spécialistes norvégiens
ne se laissent pas questionner par les expériences des américains et trouvent
assez bizarre qu’on se pose des questions qui remettent en question leurs
propres certitudes. En cela il refuser d’examiner si leur hypothèse est
falsifiable. La falsifiabilité étant ainsi définie - comme vous le savez certainement - comme suit :
« si la logique autorise l’existence d’un énoncé ou d’une série d’énoncés
d’observation qui lui sont contradictoires, c’est-à-dire, qui la falsifieraient
s’ils se révélaient vrais ». En refusant l’examen de la falsifiabilité, ces
experts norvégiens se situent – d’après Popper
– en dehors de la démarche scientifique.
Finalement ce ne sont que d’honnêtes besogneux qui ont le « nez dans guidon », mais sans vision
globale sur l’ensemble de la question posée malgré leurs titres universitaires
très respectables. Sommairement, ce sont des Diafoirus du XXIème ou des gardiens
d’un dogme scientifique figé refusant la nouveauté et le progrès
scientifique ! Et j’en suis désolé pour vous si vous êtes un tenant de
la théorie du genre !
J’ai dit que les expériences données dans la vidéo ne sont pas probantes – car effectivement
le maillon entre la biologie et le comportement n’est pas positivement connu à
ce jour - comme le dit très justement le dernier intervenant de la vidéo. On ne dispose que de
comportements curieux si cela est confirmé. MAIS ces expériences sont
suffisamment surprenantes pour questionner et générer de nouvelles hypothèses.
Je pense donner plus bas plusieurs comptes rendus d’expériences assez
concordantes avec ce questionnement nouveau sur les comportements sélectifs des nourrissons en fonction du sexe réel de la personne qui les soigne - et non en fonction du ROLE que ces personnes se donnent quelque soit leur sexe.
Finalement le titre du sujet : « La théorie du genre vole en éclat »,
ce titre devrait être : « Comment la
théorie du genre se contente de son modèle théorique et refuse les expériences
comportementales qui lui sont contraires. » Oui c’est long, mais c’est
plus exact. Moi j’aurai honte d’être pris de cette façon en flagrant délit de sectarisme !
@cassandre VOUS
AVEZ ECRIT : « encore des études de cas particulier qui ne peut être
généralisé et donc peu convaincante, quid des enfant élevé par des oncles ou
des fratries ici ou dans les familles élargie africaine ?? non cette étude
n’est pas pertinente car l’observation contraire est plus générale ... en
science il faut que l’observation soit statistiquement éprouvé ce qui n’est pas
le cas ici. »
Je sais que le grand jeu est de disqualifier et balayer d’un
revers de manche toutes les preuves solides qui sont données par les
contradicteurs. C’est le grand jeu sur les blogs – surtout quand la modération ne
joue pas suffisamment sur l’ambiance polémique. Mais – si comme je l’espère
vous êtes ouvert au débat – voici quelques observations :
Saakvitne (1998)
et Eisold (1998) ont entretenu
effectivement un débat contradictoire sur une étude de cas : l’enfant qui
voulait s’acheter une mère. Est-ce pertinent ? Contrairement à ce que vous pensez
la réponse est oui quand il s’agit de recherche en psychanalyse. Il n’existe
dans ce domaine aucune autre possibilité que l’approche interprétative très
patiente au cas par cas. Si vous êtes adepte de la théorie du genre,
vous lisez essentiellement des études sociologiques vous êtes habitué aux enquêtes
sur de vastes échantillons, mais la sociologie à comme limite majeure de ne connaître que l’approche fonctionnelle
et comportementaliste. Elle est infiniment moins spécifique que l’approche
psychanalytique notamment à partir de l’autisme qui remonte pratiquement à la
naissance et même avant. Cette approche
1. à constitution du nouveau-né comme être « totalement
singulier » et « totalement autre par rapport au couple géniteur »,
donc comme être « limité » (renonciation à la fusion et à la toute-puissance,
phase apparemment pas résolue chez les adeptes de la théorie du genre),
2. qui touche à la transgression de la clôture du corps par
la voix, à l’avènement du flux symbolique de la voix et de la relation
(notamment maternelle) qui « ferme » l’ordre charnel de la fusion
corporelle (avec la mère dans l’utérus) ; et
3. qui touche à la constituions de l’enfant comme sujet, de
l’autre également comme sujet et des autres comme sujet, base fondamentale – nécessaire - de la « culture » de tout
groupe humain.
Tout cela n’est pas du chinois, mais des acquis fondamentaux
de la psychanalyse bien avant le processus de sexuation qui aboutit au choix de
l’orientation sexuelle après quelques années.
Tous les ouvrages de psychanalyse sont faits à partir d’études
de cas, je mé réfère aux ouvrages que j’ai pu lire en rapport avec nous sujet :
de Freud, de Vasse, de Dolto, de Bettelheim, de Miller (Alice) et de Lacan
que j’ai réellement lus. Si vous avez des contre-exemples je suis intéressé.
Pour l’étude de McCandish,
B. (1987) : comme ci-dessus c’est une approche pertinente et la seule
possible pour accéder au questionnement intime d’un enfant . Aucune approche
par échantillon plus grand n’est pertinente.
Pour l’étude de Cameron
et Cameron (1996), l’échantillon est
plus grand (4000), la sélection est aléatoire, le nombre de cas d’inceste
est petit (5/17) dans le couples de même sexe contre (28/4623) dans les couples
hétérosexuels, cependant la différence est significative. Si cette étude paraît
encore insuffisamment représentative de plus larges population, il est urgent d’en
entreprendre de plus importants sur la question de l’inceste dans les couples
homosexuels étant donné la gravité du traumatisme et de la durabilité de la
souffrance qui en découle – quelque soit l’orientation sexuelle qui en résulte.
Pour l’étude de Tasker
et Golombok (1995) cette étude prospective des enfants jusqu’au seuil de l’âge
adulte (23,5 ans) dans les couples de même
sexe est la seule connue à moment de
la revue de littérature espagnole d’où je tire ce résumé d’article (2005). Le
nombre des cas d’homosexualité découlant de l’éducation par un couple
homosexuel est petit (mais statistiquement significative), mais il est déjà
corroboré par l’étude de Cameron et Cameron (1996), ci-dessus et par de nombreuses autres études. Cette donnée
est confirmée même par des chercheurs pro-LGBT qui y voient une meilleure
tolérance des couples homoparentaux, la tendance pouvant atteindre 30% des
enfants semble être « naturelle » et donc bienvenue pour ces
militants LGBT. Ce n’est pas un jugement moral, mais c’est une interprétation
sans autre fondement que l’idéologie du chercheur.