@ njama
Dans un premier
commentaire vous m’emmenez dans le mytho-historique en me rappelant que nous sommes
en 2012 et en me demandant de revenir sur terre.
Vous me demandez
»d’essayer d’être un peu laïque tout de même" et oubliez aussitôt de
construire un quelconque rapport entre votre propos et la laïcité.
Mais vous vous
rattrapez dans un second commentaire en précisant que le "citoyen
laïc« que vous pensez être est »avant tout anticlérical d’une
façon radicale« et ne veut »pas de curé, rabbin, imam ou autre dans
la sphère politique« parce que »tous ces gens n’ont« , pour vous,
»aucune représentativité républicaine".
Il est bien certain
que nous n’avons pas la même conception de "l’opinion à
l’emporte-pièce", de la laïcité, de la sphère politique et de la
représentativité républicaine. Les curés, rabbins, et imams n’ont pour moi pas
plus de représentativité républicaine que les jardiniers, les boulangers ou les
profs de faculté mais ils n’en ont pas moins. Ils ne sont donc pas plus exclus
de la sphère politique que les citoyens des autres professions.
Leurs exigences de
privilèges particuliers pour leur religion sont par contre totalement
intolérables pour moi qui suis vraiment attaché à la laïcité. Et je répète que les politiciens de droite, "de
gauche« , d’extrême- »gauche" ou d’ailleurs qui cèdent à ces
exigences ne peuvent le faire qu’en adoptant un profond mépris pour cette
laïcité, pour la loi commune et pour l’égalité républicaine.
Vous dites, njama, que
»vous avez du mal à me suivre". Ne me suivez pas. Essayez plutôt de
mettre un peu d’ordre dans votre rapport à l’histoire, de citoyenneté et de
pacifisme dans votre échelle des valeurs.
Essayez de voir dans
la laïcité républicaine un peu plus qu’un axiome sur lequel on peut s’asseoir sans
provoquer de dégâts dans le vivre ensemble.